Notre hiver 2009 en Argentine

7ième semaine texte

NOTE AUX VISITEURS DU BLOG : nous sommes désolés que les noms d’oiseaux apparaissant sur les photos que vous allez regarder ne soient pas infailliblement scientifique. Nous n’avions pas l’accès, ni la disponibilité, pour faire une recherche sur Internet afin de connaître spécifiquement leurs noms. Donc, nous avons écrit, soit le nom anglais de l’oiseau ou, nous avons fait une traduction ‘maison’ de celui-ci. 

Diane et moi adressons nos plus humbles excuses aux férus de la science ornithologique. 

DIMANCHE LE 1ER MARS 

Nous recevons encore de la propriétaire un beau panier de croissants et petits fours pour notre petit déjeuner. Nous avons planifié la visite d’un parc national à plus de 100km d’ici. Le problème, c’est qu’avec l’heure tardive où nous soupons, il est toujours difficile d’être debout tôt. C’est ainsi pour la majorité des argentines. Les activités commencent tard ici. La majorité des commerces n’ouvrent pas leurs portes avant 10h00. Donc, la journée sera longue. Le parc en question, le Calilegua est situé près de la ville Jujuy, soit près de la Bolivie. 

En parlant de la province de Jujuy, c’est l’une des plus pauvres de l’Argentine. Est-ce dû au fait qu’une grande majorité de la population est d’origine indigène ou une déstructuration de son économie ? Chose certaine, c’est une province pauvre où la qualité de vie ne semble pas aussi élevée que dans la province de Salta par exemple, où le tourisme est vigoureux, donc un apport économique intéressant. Certaines villes de la province de Jujuy où nous avons circulé General San Martin relève plus, à mon avis, du bidon ville, qu’une ville moderne où il fait bon vivre. 

On prend la route vers 10h00, pensant se rendre rapidement. Erreur, il a été aussi difficile de sortir de Salta que d’y circuler. La signalisation n’est pas le fort des argentins. Je regrette mon GPS. Une heure après notre départ, on trouve enfin la sortie. Ce n’est pas100km que nous avons fait mais 150…300 aller-retour. Pourquoi ? Pour trois ou quatre pits-pits dans une chaleur accablante. On est déçus une autre fois. Trop loin pour observer les oiseaux. On a pris autant de temps pour s’y rendre et revenir que le temps consacré à l’observation. Un jour on va apprendre…c’est grand en sac…l’Argentine. Nous avons croisé en allant vers le parc un camion renversé sur l’accotement et il y avait plein de ballots de feuille de tabac. Ça me confirme les plantations que j’avais vues plutôt dans certains champs. On cultive aussi le tabac dans cette région. Bon nous revenons un peu déçu mais que voulez-vous, nos journées ne peuvent pas toujours être couronnées de succès.

Je vais complémenter le texte de ce dimanche par quelques observations de critique  sociales de mon cru. D’abord, l’omniprésence du Coke…celui qu’on boit, l’autre je n’ai eu aucune offre d’en acheter. Ben oui, comme nous sommes près de la Bolivie, il n’est pas rare qu’on vous offre ici des feuilles de coca. C’est comme tolérer dans la mesure que vous ne vous risquez pas d’en faire le commerce. On dit que les prisons argentines n’offrent pas le même confort que celles du Canada. Parlons du Coke. Ce qui m’a surpris, c’est le niveau de consommation que les argentins font de cette boisson. Partout, ils en boivent beaucoup. Dans les restos, je dirais que la moitié des gens auront un deux litres de coke sur la table (avec un bon steak, ça doit être bon !), 25% des gens auront une grosse Quilmes (c’est la bière nationale, la Molson de l’Argentine et ici on boit de la grosse). Enfin, l’autre 25% auront du vin rouge, toujours et uniquement argentin. Ils sont nationalistes sur le vin les gens d’ici. Ce qui me coupe les jambes, c’est voir des jeunes bambins de un an…un an et demi déjà au coke. Ici, ça sort en famille dans les restos. Donc, ils sont 5, 6 ou 7 autour d’une table et tout le monde boit du coke. On est en train de faire une génération de caféinés.

Un autre constat que je fais c’est le niveau de consommation des argentins. Il n’y a aucune comparaison à faire avec les pays de l’Amérique centrale par exemple. Le monde de la consommation argentine se divise en deux : la qualité et les quétainneries. L’Argentine produit, je crois les plus beaux souliers du monde. Vous en trouverez pour tous les goûts et à des prix imbattables. Le pays fait aussi de très beaux bijoux. Comme les produits artisanaux… il y a de très belles pièces et tout le reste qui s’apparente aux produits provenant du tiers-monde et qu’on retrouve dans tous les marchés aux puces. Il faut être patients et ne jamais rater une occasion…elle se représente rarement deux fois.

Enfin, les femmes avec bébés ou enceintes. On n’est pas au Québec ici. Tout ce vous voyez dans la rue quand vous sortez en soirée, même tard, ce sont de JEUNES mamans ou des femmes enceintes. J’avais remarqué  ce phénomène en Espagne…mais ici, la race argentine n’est pas près de s’éteindre. Je ne connais pas la politique sociale en matière de famille en Argentine…mais ça marche. À moins que nous n’ayons pas les mêmes valeurs dans ce domaine. J’ai vu beaucoup de jeunes pères porter leurs enfants…même seuls. Je n’ai jamais vu d’enfant crier après leurs parents ou l’inverse. Même tard le soir, comme je disais dans un autre texte, les enfants accompagnent les parents. C’est pas le pays pour faire carrière comme baby-sitter…(sourire)

Voilà pour mes observations sur ce magnifique pays et surtout les magnifiques gens qui l’habitent.

Ce soir, pour souper, je m’initie à la  parilla. Je fais cuire du steak (filet) pour la première fois. Je vais donc au marché et demande 500 gr (une livre) de filet mignon…Facture : 2$. Quand on vous dit que la viande n’est pas chère, vous allez nous croire. Facture totale pour le souper : vin, viande et légume…8$. Puis, ma foi, c’était très bon. Sauf que ma viande n’était pas marinée comme on le fait TOUT LE TEMPS dans les parillas…Pourquoi ? Parce qu’ici comme dans beaucoup de pays chaud où la viande ne pouvait être entreposée pour vieillir et l’attendrir, on a appris à consommer après l’abattage.  Résultat : la viande non marinée a un léger goût de vache…oui, oui de vache. Ici, comme on ne faisande pas la viande, on la fait mariner…voilà le secret pour se débarrasser de ce petit arrière-goût et attendrir la viande.

Voilà pour ce soir. Nous avons décidé de rester une journée de plus car Diane doit terminer le journal de l’AFPAD. Bon, ça me permettra d’aller flâner dans le centre-ville de Salta que je n’ai pas vue encore.

Alors à demain…je vous en parlerais en long et en large.

LUNDI, LE 2 MARS  

Une autre belle journée qui se dessine. Le ciel est bleu à plein, les montagnes découvertes et resplendissantes de beauté…et moi en grande forme pour aller marcher le centre-ville.

Comme partout en Argentine, vous devez vous adapter dans les villes au principe du sens unique. Seules les grands artères offrent la circulation dans les deux sens. C’est la première chose à apprendre en arrivant dans une ville…quel est l’artère principal et quelle est l’organisation des sens unique. Avant que vous ayez compris cela, vous aller tourner en rond un bon bout de temps, même plusieurs journée avant de ‘catcher’ le principe argentin de la circulation auto dans les villes.

Donc, j’arrive rapidement au centre-ville, déniche un stationnement sur la rue Cordoba, marque ma carte de la place où je suis…car toutes les rues se ressemblent et si je ne marque pas ma place sur une carte….c’est comme dans un grand stationnement souterrain au Québec….vous pouvez cherchez votre auto longtemps si vous n’avez pas noter le numéro de votre place. 

Dès que je mets les pieds sur la place du 9 Juin, je fais WOWWW. WOW parce qu’il est 13h00 et je suis presque seul. Où sont les argentines… ? Ah !…tout ferme à partir de 12h00 ou 13h00 jusqu’à 16 ou 17h00. Mais, quelles belles architectures…(voir photos). On se sent revenir 300 ans en arrière, à l’époque du colonialisme espagnol. C’est bien conservé et très bien mis en valeur avec ce parc vert au centre de la place et ses quelques rues piétonnières qui offrent, évidement, de la marchandise aux visiteurs. Malheureusement tout est fermé, même les grands édifices historiques pouvant être visités.  Je circule autour pour reconnaître les lieux en souhaitant y revenir en soirée. Y fait chaud…je dirais 30 à 35oC. Vaut mieux revenir en soirée.

Je reviens à l’appart et je tenterai de convaincre Diane d’y revenir avec moi vers 19h00. Un petit souper sur la place ne doit pas être désagréable. Évidemment, je réussis. On y revient vers 19h30, alors que le soleil frappe moins d’aplomb et que tout est ouvert. Mais si tout est ouvert, quelle en est la conséquence directe selon vous : les argentines aussi sortent en grand nombre et avec leurs popousses (lire jeunes bébés). 

La Place grouille de monde et les rues commerciales sont bondées d’acheteurs potentiels. Même la Basilique de Salta que je visite en premier et où la messe se dit, attire beaucoup d’âmes fidèles. Et quelle Basilique…WOW…l’autel principale est monumentale, gigantesque et unique. J’ai visité beaucoup de cathédrales en France, qui a la réputation d’avoir les plus impressionnantes,  mais c’est le plus spectaculaire autel que j’ai vu dans un lieu saint (photo). Et le reste est aussi magnifiquement bien conservé et le Pape JP II y a même dit la messe et sacré quelques reliques de saints argentins qui furent les artisans de la foi chrétienne dans ce pays.

Tous les bâtiments autour de la place, une fois la nuit tombée et que l’éclairage brille, sont mis en évidence d’une façon si artistique et si réelle à la fois,  qu’on rend leurs histoires presque vivante aux observateurs que nous sommes. Nous en profitons évidement pour faire du lèche-vitrine dans cette foule bruyante. Nous terminons nous marchandage avec RIEN…

Nous nous installons à une table au centre de la place afin d’avoir un beau point de vue sur les bâtiments éclairés et pour y prendre un bon repas, selon la carte que nous avons examinée. Installés à la table, un jeune artiste très sympathique qui peint des aquarelles vient nous offrir ses tableaux. Diane est intéressée. C’est rendu son habitude d’acheter d’un artiste local une œuvre qui nous rappellera, une fois revenus chez-nous, le pays que nous avons visité. Il ouvre donc son cartable et nous, non Diane examine les tableaux l’un après l’autre. Elle se décide sur un mais ce n’est pas le coup de foudre. Au hasard, je feuillette plus loin dans le cartable et j’en sorts une  qui représente une procession religieuse dans un village dans les Andes. Diane le regarde et se décide sur le coup. Ce sera celui-là.

On commande. Pour moi, ce sera de la chèvre et Diane brochette de filet mignon de bœuf. On commande la vin, Altitude 33…un vin du pays…évidemment. Nous levons nos verres aux ti-culs de Noranda-Nord, comme c’est rendu notre habitude à chaque fois que nous nous rendons encore plus loin dans notre voyage.  La soirée se termine ainsi…un bon verre de rouge à main, un repas exquis…abordable…On n’étouffe pas encore les touristes ici. Par exemple…ce repas, tout compris, nous revient pour les deux à 35$.

Voilà pour ce lundi et pour Salta….une très belle ville, encore abordable, même si on dit que c’est un lieu que privilégient de plus en plus de touristes.  Une ville où à mon avis, vous seriez mieux de concentrer vos sortis vers le Chili, donc les Andes, beaucoup plus que le Nord. Y passer 4 ou 5 jours est suffisant. Vous aimerez si vous y allez…c’est propre, sécuritaire et accueillant. On se sent vraiment chez soi.

Au revoir Salta

MARDI, LE 3 MARS  

Nous quittons Salta assez tôt, vers 9h30. Nous avons une longue route à faire. Notre prochaine destination est à 800km d’ici, soit Corrientes, à quelques 500km des Chutes d’Iguaçu où nous devrions être ce week-end. 

Le temps est frais et nuageux. Ça se voyage bien dans ces conditions. Mais le temps se dégage rapidement quand nous entrons dans la province de Santiago Del Estero. On sent que la chaleur va nous frapper de plein fouet quand nous serons dans la province de Chaco. Les montagnes disparaissent dans mon rétroviseur au fil des kilomètres que nous faisons. Il n’y a plus qu’une grande plaine devant nous. Culture de maïs, de soya, de colza et de coton. Cette région produit le 2/3 du coton de l’Argentine. On roule, pis on roule, pis on roule. Y fait de plus en plus chaud. Nous arrêtons dans un garage afin d’acheter de la gomme à mâcher. Un jeune s’offre pour nettoyer mon pare-brise des bestioles de tout genre écrasées en voyageant. Je lui donne le contrat. Je sors dehors pour le lui confirmer…en ouvrant la porte, la chaleur me repousse quasiment dans le Volks tellement la surprise est grande. J’ai en mémoire, la première fois que j’ai travaillé comme étudiant dans la fonderie dela compagnie Noranda Mines en Abitibi. Les résidus de la fonderie encore liquide s’appellent de la SLAG. Une fois le cuivre retiré, on se débarrasse des résidus en les versant dans des réservoirs d’eau et ainsi on obtiendra une espèce de roche noire qui sera utilisée comme fondation de route par exemple. La première fois que j’ai vidé un de ces pots qui contenait cette larve rouge chaude, j’avais lâché le manchon qui faisait basculé le pot vers le réservoir d’eau, tellement la chaleur m’avait surpris et fait reculer. Mon boss de l’époque avait été en maudit après moi le restant du quart de travail. Je me suis habitué à cette chaleur intense et instantanée.  Et bien quand je suis sorti de l’auto cette après-midi, j’ai eu le même réflexe de recul tellement la chaleur était saisissante. J’ai d’abord cru à la chaleur de l’auto…Puis non, je me suis tassé d’au moins 20 mètres et c’était encore plus chaud. Je dirais entre 45 et 50oC. On achète la gomme, puis on décolle au plus maudit. La climatisation de l’auto suffit à peine à nous rafraîchir, Il faut diriger les sorties d’air dans le visage ou sur le corps l’air frais.Nous arrivons enfin à Presidencia, à 180 km de Corrientes.  On en a assez. Nous trouvons un hôte rapidement, évidemment Le Présidente. Vieux mais bien avec la climatisation. Encore même coup de chaleur en sortant de l’auto. La dame de l’hôtel me dit que la température est au moins 10oC au dessus de la moyen qui est de 40oC ce temps-ci de l’année. C’est un vent chaud de l’équateur qui provoque ce temps torride. Bon faut s’y faire. On restera dans la chambre d’hôtel quoi. Une bonne bière froide, une bonne douche et on laisse le temps se rafraîchir.

Arrivés, douchés et écrasés avec un apéro…notre rituel, que n’en déplaise à ses dénigreur, nous ouvrons Internet et écoutons 98,5 FM…Les meilleurs chroniques des animateurs comme Arcand et Dutrizac. Nous aimons bien Jean Lapierre.

Alors bonne nuit…pauvre nous qui devons endurer la chaleur du sud…

A demain.

MERCREDI, LE 4 MARS  38oC à l’ombre…y fait encore chaud…terriblement chaud, je n’ose pas penser à ce que sera la journée. Je pense aux arrêts que nous ferons lorsque des oiseaux seront en vue et que je doive sortir de l’auto pour faire une photo de près. Notre technique à Diane et moi pour la reconnaissance des oiseaux est simple : je me tasse sur l’accotement quand un oiseau est facilement observable, Diane y jette un coup d’œil avec ses lunettes d’approche pour l’identifier et je prends quelques photos de l’oiseau. Par contre, à certaines occasions, il est trop loin pour en reconnaître toutes les caractéristiques pour son identification. Alors je passe à l’attaque avec mon appareil photo qui peut prendre des clichés de très loin et ainsi le soir venu, sur le PC, nous avons suffisamment de détails pour l’identifier correctement. Mais par les chaleurs de ces derniers jours, sortir de l’auto bien au frais est  un choc thermique désagréable. Dès que je reviens à l’auto, mon corps a pris un bain de chaleur comme s’il avait séjourné 15 minutes dans un four à pizza. Puis là je ne vous parle pas des bibittes qui sont de plus en plus présentes ici à cause des terres humides qui se font plus fréquentes. San parler de celles qui m’accompagnent quand je reviens rapidement dans l’auto mobile. Tout un sport l’observation des oiseaux.Nous quittons donc ce matin Precidencia dans la province du Chaco par une température équatoriale. Dès que nous prenons la route, nous traversons quelques marais qui bordent a route. On arrête, on se stationne et nous observons de l’intérieur de l’auto. Juste à ouvrir les portes, ça prend presque 5 minutes pour ramener la climatisation comme acceptable sur le plan de a fraîcheur. Consigne : on baisse les vitres que si nous sommes certains d’une bonne photo. Ce marais est des plus intéressant. C’est plein d’oiseaux et on observe pour la première fois un cardinal argentin. Quel bel oiseau. J’ose sortir pour aller prendre une photo de près. Le four à pizza que je vous dis. J’ai déjà connu des températures chaudes en Abitibi, 37, 39, 41oC…mais aujourd’hui, c’est pire. Et là, nous ne sommes pas dans un centre-ville asphalté…mais en campagne. C’est torride comme chaleur. Je sympathise avec les gars qui oeuvrent à réparer les routes que nous empruntons.

Puis, une centaine de kilomètres plus loin, nous croisons nos premiers rapaces. Ce sera comme ça pendant une autre centaine de kilomètres…des rapaces partout et par dizaine. Diane jubile…déjà une dizaine de nouvelles espèces observées en moins d’une demi-journée. Pourquoi allez visiter les parcs se dit-on avec un peu d’humour ? On observe plus d’oiseaux sur le bord des routes sur lesquelles nous circulons que dans les parcs que nous avons visités. Je sors que pour des raisons personnels(!) ou des oiseaux exceptionnels. Fait chaud en maudit.

Entre 12h00 et 15h00…plus rien. Je comprends. Les oiseaux vont sécher sur les piquets de clôture si ils y restent plus que 5 minutes. On en profite pour rouler. Nous faisons un arrêt à Corrientes. Le parc central présente un grand intérêt pour les visiteurs et plus de trois cent  sculptures ornent la ville dont plusieurs dans le parc. Fait chaud, mais on n’y repassera jamais une autre fois. Est-ce que ça valait la peine ? NON. Le guide Lonely Planet en a mis un peu trop. Rien à écrire à sa mère sur le plan artistique. On repart, ce n’est pas plus frais et la clim climatise à peine.

Nous reprenons la route et traversons facilement la grande ville. Le paysage depuis le matin a changé. C’est encore plus plat. Ça me surprend d’ailleurs. Des champs de blé et de maïs nous entourent en plus de grandes plantations d’arbres, Des pins en particuliers. Puis ici et là des étangs. Nous sommes vraiment dans une région marécageuse. Le temps chaud est encore plus insupportable à cause de l’humidité, mais c’est très beau vu de l’intérieur d’une auto climatisée. On fait la récolte du blé, mais tout à côté, des jeunes plans commencent à peine à sortir du sol. Vraiment, ce n’est pas le Québec. Il n’arrête pas ici. On plante, on récolte et on recommence dans le même mois. Ça fait une agriculture productive non…De très belles terres, riches et productives.

Vers 15h00, réveil des oiseaux. Nous n’avons jamais vu autant de rapaces. Il y en a partout dans les champs, sur les piquets de clôtures, sur les poteaux électriques….partout. Diane est encore très heureuse. Un grand nombres d’observations lui permettent d’identifier des ‘lifers’. Pendant presque deux heures, ce sera un ‘non-stop’ d’arrêts et départs pour photographier des oiseaux que nous voyons pour la première fois. De très beaux comme des spécimens rares. La route sur laquelle nous roulons est la 12 dans la province de Corrientes et elle longe le fleuve Parana qui fait frontière entre l’Argentine et le Paraguay. Nous faisons un petit arrêt dans un village sur le bord du fleuve, question de se rafraîchir. Des jeunes hommes y pêchent  Y fait chaud malgré tout. Des milliers de barbeaux jonchent le sol. Du jamais vue. La seule pensée que j’ai, c’est que les oiseaux doivent se payer la traite dans cette bouffe gratuite.

Nous poursuivons vers Ituzaingo où nous comptons passer a nuit. Tout au long de ce dernier 100km, les oiseaux abondent et les marais sont de plus en plus présents. Nous arrivons à ce petit village au nom bizarre. Visite au bureau touristique, on baragouine avec notre espagnol primaire et on se déniche un beau petit hôtel sympathique pas cher. Ah ! a douche. On en met même pas l’eau chaude…l’eau froide est à peine tempéré et ça suffit. 

Pour le souper, ce sera plus compliqué. C’est un village et on s’en rend compte facilement… pas grand-chose d’ouvert et on devra se contenter d’une…oui, d’un pizza. Mais, c’était bien… et pas cher. Et puis, nous avons eu droit à un très beau spectacle de a nature. Au dessus de Paraguay, les nuages se faisaient plus nombreux. Ici, c’était le ciel clair. Pendant deux heures, des éclaires éclairaient le ciel  dans un spectacle de lumières hallucinantes. C’était très beau. Nous avons eu droit à quelques grains de pluies. Dire qu’en deux mois maintenant, si nous avons eu 8 heures de pluie, c’est le gros max.

En fin de compte, ce fut une bonne journée bien remplie avec pleine d’oiseaux, je crois notre meilleure depuis notre séjour en Argentine. Nous avons roulé tout près de 400km et nous resterons ici deux jours avant de monter vers les grandes chutes où nous y séjournerons 4 ou 5 jours.

Bonne nuit au son des cigales…il commence à pleuvoir, ça va adoucir le temps.

JEUDI, LE 5 MARS Réveil lent…le temps est moins chaud, on le sent seulement au fait que l’air conditionné a réussi à rafraîchir convenablement la chambre cette nuit.

On a comme projet de passer au guichet automatique. Hier, les deux banques du village étaient en panne. J’observe que la carte de crédit est peu acceptée dans les petits hôtels. On n’accepte que du cash. Même qu’il y a deux tarifs. On vous facturera 10 à 15% de plus si vous payez avec votre carte. Donc, assurez vous toujours d’avoir du fric. Là, je suis cassé.

Bon…premier projet réalisé. L’une des banques avait du fric au guichet. L’autre, il y avait une file de clients que ça m’aurait pris l’avant-midi avant de passer au guichet. J’avais tout de même un plan B…payer en argent américaine…ma réserve d’urgence au cas où…

Deuxième projet : visiter la Réserve Naturelle Del Ibera. Nous téléphonons pour réserver. Le type ne parle pas un mot d’anglais…que l’espagnol. On réussit à comprendre 30% de ce qu’il essaie de nous expliquer. Comme il a plu cette nuit et que pour ce rendre à la réserve on est sur le gravier et la terre, il a dû nous aviser que le chemin pourrait ne pas être praticable avant que le soleil ait fait son œuvre, soit quelques jours. On s’y rend quand même…on aura un plan B aussi si la route est impraticable. A peine, je prends la route de terre…c’est de la glaise glissante comme de la glace…nous abandonnons et mettons notre plan B à l’œuvre, soit prendre une route asphaltée qui longe
la réserve. Cette réserve couvre une superficie d’environ 200X100km. Imaginez, un marais aussi grand que les Cantons de l’Est. C’est un immense grand marais remplis de canaux et d’étangs où les oiseaux sont rois et où les animaux de pâturage peuvent déguster des herbes remplis de protéines quand le sol permet de les supporter. Les agriculteurs ont donc clôturer ces espaces afin sans doute de ne pas perde des bêtes dans le marais. Il y a autant de vaches, bœufs, moutons et chevaux que d’oiseaux. Mais il semblent faire bon ménage.
On y passe l’avant-midi et ma foi, les oiseaux sont omniprésents et encore une fois dans multiple cas, ce sont des ‘lifers’ que Diane observe et que je photographie à répétition. Nous entreprenons une route qui nous conduit vers l’intérieur du pays. Une belle route qui longe la réserve naturelle dans sa partie nord est et surtout à travers de magnifiques plantations  de pins. De magnifiques rapaces, aux colorés  pics bois et à des petits comme grands oiseaux qui nous impressionnent par leur nombre et leurs prestance. Je commence à penser que cette semaine sur mon blog,  vous ne verrez que des photos d’oiseaux…tellement nous en avons vu et que nous y avons notre temps à observer des oiseaux.

A un moment donné, beaucoup d’oiseaux s’offrent à nos yeux. Je débarque de l’auto pour me rapprocher des volatiles.  Je regarde le marais, je dirais le champ car tout est vert comme un grand pâturage, et je décide de me rapprocher des magnifiques oiseaux pour mieux les capter avec mon appareil numérique. Je mets les pieds prudemment sur le sol et je m’aperçois rapidement qu’il n’est pas stable. La première impression que j’ai, c’est de marcher sur un lit d’eau. Avez-vous déjà marché debout sur un lit d’eau ??? Garder l’équilibre n’est pas toujours facile. J’avais l’impression qu’à un moment donné j’enfoncerais complètement dans ce matelas d’herbe verte. Et non, ça me soutenait. Évidemment, je suis revenu à l’automobile les espadrilles pleines d’eau, mais j’avais pris mes précieuses photos et surtout j’avais flotté sur cet immense marais. J’ai une pensée pour mes raquettes au Québec. Ça devrait très bien marcher sur ce matelas d’herbes avec ces petites raquettes en aluminium. Ce serait idéal pour la photographie sans se mouiller les pieds. Avis à vous qui viendrez un jour dans cette belle région de Corrientes.

Nous prenons notre dîner sur le bord de la route, sous de magnifiques pins et avec le chant des oiseaux en prime. Jambon-fromage…la sandwich  officielle de l’Argentine…il y a rien que ça dans les haltes routières.  Puis nous revenons au village…sieste de l’après-midi. Ici, dans ce village, on vit au véritable rythme des argentins…10h00 à 13h00…on est ouvert…13h00 à 17h00 tout est fermé…Diane finit la mise en page du bulletin de l’AFPAD. Je charge mes photos et voilà le soleil à plein dans le ciel. Encore une fois, la météo qui se trompe ici…il fait chaud et le ciel est bleu. Il devait pleuvoir et avoir des orages.

La vie dans ce village me semble vraiment au ralentit, au rythme du soleil et de la chaleur du jour. En se promenant dans les toutes petites rues afin de se rendre à un restaurant pour notre souper, ce qui nous saisit, c’est la lenteur de la vie ici. On a l’impression de revenir 50 ans en arrière. Même la présentation de certaines vitrines de magasins relève de l’époque des années 50. Rien ne change, tout semble immuable. On y rencontre des hommes de 70-75 ans qui portent, je suis persuadé, les mêmes vêtements,  d’ailleurs typiquement argentins, qu’ils portaient dans leur jeunesse. Deux argentines, deux réalités, celle des grandes villes modernes, au rythme de vie trépidante et les petites villes ou villages, où le temps semble s’être arrêté ou la modernité américaine n’est pas encore arrivée à l’exception du Coke. Je à l’hôtel, très bien soit dit en passant, et bien les égouts débordent dans la rue et coulent le long du trottoir. Quelque chose d’acceptable au Québec il y a 30 ou 40 ans, mais pas du tout aujourd’hui. Ici, ça fait partie de la réalité quotidienne. Mais à côté de ce problème de salubrité publique évidente, on voit dans les rues de la petite ville des dizaine d’équipes de travailleurs qui ramassent tout ce qui traînent : déchets, branches, feuilles etc… C’est très propre, mais on tolère la senteur et l’écoulement d’égouts domestiques sur la voie publique. Allez comprendre quelque chose…

VENDREDI, LE 6 MARS    Une autre journée où la météo argentine se trompe. C’est plein soleil mur à mur, pas trop chaud, une belle journée pour voyager, pour faire de
la route. Nous avons près de 500k à faire pour atteindre Puerto Iguazu…Zou et non sou comme me corrige Diane.
Ce qui me surprend toujours sur les routes de l’Argentine, c’est de croiser de vieux tacos qui fonctionnent encore. J’en ai vu au Chili, mais pas autant. J’en ai vu à Cuba, mais 50% était en panne sur le bord de la route avec trois ou quatre cubains qui tentaient de faire un miracle pour qu’elle redémarre. Mais ici, elles roulent toutes. Mais rouler, ne veut pas dire allez vite. J’ai croisé sur la route des chevaux qui galopaient plus vite que ces vieilles bagnoles rafistolées. Je ne vous mens pas…des voitures et des camions des années 50 ou 60 roulant à 20 ou 30km/h, c’est fréquent sur les routes ici. Je me demande toujours pourquoi, ces bonhommes ne continuent pas à utiliser le cheval. Ça court aussi vite et ça pollue moins…du moins en campagne.

On prend la route sans trop d’espoir de voir une foule d’oiseaux car nous devons rouler et Daniel m’avait prévenu : ‘Tu vas voir, la région de Misiones, c’est des côtes et des côtes’. Nous quittons rapidement la région de Corrientes quand nous traversons la ville de Posadas. Nous faisons l’achat d’une lampe avant pour a Volks. On s’est fait avertir à quelques reprises par les gendarmes qu’elle était brûlée. Ici, y a pas de 48 heures comme au Québec. On patiente un peu plus avant de corriger les petits problèmes. Croyez, croyez-moi pas, ça pris 45 minutes au garage Volks pour régler l’achat de la fameuse lampe.

Nous quittons donc la région humide de Corrientes, ses surfaces planes au possible, ses grands espaces déboisés au profit de l’agriculture pour entrer dans la région de Misiones. Cette région, si vous allez sur la carte de l’Argentine, est un appendice nordique du pays qui pénètre entre le Brésil et le Paraguay. Elle se situe au cœur des tropiques. Nous empruntons donc la route 12 pour arriver dans la région des grandes chutes.

Lentement, le paysage change et la température aussi. Elle augmente en degré plus nous nous dirigeons vers le nord-est. Plus question de marais, ni de surfaces planes. La route devient vallonneuse, la forêt plus riche et la terre rougit à vue d’œil. Quand je dis rouge, c’est rouge. Tout est rouge : les garde-fous,  les autos blanches qui n’ont pas été lavées et même les vêtements de travailleurs que nos croissons sur le bord de ces routes.  Les grandes cultures céréalières n’existent plus ici. Nous sommes dans la province productrice du Herbe Mate, vous vous souvenez de ce thé argentin dont je vous parlé plus tôt dans un autre récit. Et bien comme cette herbe est tropicale, toute la production du pays se fait ici, dans Misiones. On croise même un camion chargé de cette herbe et 4 travailleurs sont grimpés sur le tas, à plus de 10 mètres du sol.

Nous naviguons entre des pins magnifiques par leur taille, des grands palmiers et des arbres tropicaux à grand déploiement. Mais le fait marquant de cette chevauchée matinale, c’est la route. Nous montons et descendons…nous remontons et redescendons…On monte 7 ou 800 mètres puis on redescend. De véritables montagnes russes sur 200km. Et la forêt n’arrête pas de prendre ses allures de forêt tropicale. C’est beau, c’est beau. Je me l’imaginais ainsi cette province. Nous traversons de belles petites villes aux noms exotiques ou importés…qui a importé le nom de la ville…à vous de deviner : Jardin America…Puerto Rico, Eldorado, Piray, Montecarlo, Victoria, Alcazar…on se croirait sur la côte d’Azure ou dans l’Ouest américain avec tous ces noms de villes. Je prends quelques minutes pour faire une photo de ces terres rouges qui colorent et particularisent tant le paysage. Je sors de l’auto et ouffffffff…. Il fait chaud, puis c’est humide. Le temps a vraiment changé… mais pas un nuage dans le ciel.

Nous roulons bon train et nous voilà à proximité de Puerto Iguazu. Quelle route rendue là. Un route dans une forêt tropicale. Des grands arbres de chaque côté de la route, à quelques pouces de votre auto et une indication inquiétante : sur 30km de route il se tue 5000 animaux par année, soyez prudent. Dire qu’en Estrie, sur 10 000km de route il s’en tue le même nombre et j’ai toujours circulé inquiet  le soir. Ici, je me serre les fesse…je peux frapper une bibitte à tout moment… Bon je me rends indemne jusqu’à Puerto Iguazu et sans avoir tué une de ces bibittes.

Il  y a les Chutes Iguazu et Puerto Iguazu. Il y a une distance de 20km entre les chutes et le village de 40 000 personnes. On se fait interpellé par un rabatteur d’hôtels. Un gars gentil comme il y en a plusieurs dans a ville. Ils se promènent en moto et ciblent les touristes. Ils devinent facilement, par votre allure d’étrangers perdus que vous être à la recherche de quelque chose, un logement dans sa tête. Ils vous interpellent, vous baissez la vitre de votre d’auto et ils vous offrent un dépliant sur une hôtel disponible et pas trop cher.  Notre rabatteur, Yorge, sympathique nous offre ce que nous cherchons, un apart-hotel…Pis y fait chaud… On le suit. On a trouvé un bel endroit, loin du centre-ville bruyant et pas trop cher, une cabinas très grande avec wi-fi et tout équipée avec piscine. On loue.

On retourne en ville pour prendre l’apéro de 17h00 en attendant que l’appart soit prêt. On revient et comme on m’a souvent dit ailleurs qu’il avait wi-fi, je teste maintenant…Merde, rien ne rentre. Merci beaucoup mais ça nous prend wi-fi. On va quand même y demeurer 4 jours…pas question de se couper du Québec. On revient au kiosque touristique…et là je dis à l’agente : ’ Cou dont, avez-vous ça un appart avec wi-fi’ dans mon espagnol  rudimentaire. ‘Si Senior’…me dit-elle en téléphonant rapidement à un ami hôtelier. On se dirige vers ce nouvel espoir. On fait encore patate. Pas de wi-fi, pis assez moche comme cabinas. Diane me dit :’Allons voir l’Americanos, c’est juste en entrant en ville, un peu en retrait, j’ai bien aimé quand on y passé cette après-midi’. À contre cœur, je me dirige vers cet hôtel quelconque. Ma patience d’ailleurs commence à avoir la mèche courte. Y fait chaud, il est 19h00 et nous n’avons rien trouvé.

Nous pénétrons sur le site où vous trouvez camping, habitaciones, et cabanas. C’est beau, propre et aménagé dans une grande forêt de pins, palmiers et arbres tropicaux. On visite la chambre…c’est parfait. La pression descend, je reprends mon sourire et Diane est rassurée. Pas drôle de m’endurer dans ces moments de grandes chaleurs et d’impatience refroidissante. OUFFF…c’est réglé pour 4 jours. Allons…défaisons nos valises une autres fois…

Je fais un saut en ville au Mercado et achète des pâtes chaudes et nous les dégustons avec plaisir d’autant plus qu’elles sont excellentes.

A demain…c’est assez pour aujourd’hui…

SAMEDI, LE 7 MARS Diane m’annonçait hier que c’était la Journée Internationale des femmes hier le 6. On le soulignait le 6 sans doute à cause que le 8 tombait un dimanche…alors bonne journée à toutes les femmes en retard.Xième journée sans pluie. Je dirais même que depuis notre arrivée en Argentine nous sommes au régime sec quant au temps. Faut dire par contre qu’ici, dans ce climat subtropical, c’est chaud et HUMIDE. Aujourd’hui, la journée des chutes, des plus spectaculaires du monde dit-on par leurs étendues et parce qu’elles coulent de trois pays. Debout très tôt, ici très tôt c’est 8h00. Nous avons droit à un très bon déjeuner…enfin des fruits et de la papaye. C’est vrai que nous sommes dans la partie de l’Argentine grande productrice de fruits…mais merde, on nous sert du jus d’orange en poudre, du TANG. Imaginez aussi, du jus de pamplemousse TANG.  Je ne comprends pas ces argentins.

Nous journée est divisée en deux : le matin, parcours d’un long sentier de 3 km dans la jungle afin d’observer les oiseaux (un parcours de 3 heures minimum) et en après-midi, visites des chutes du haut de celles-ci (un parcours de deux). Nous revenons demain pour voir les chutes du bas. Cette partie prend 4 heures et à 35oC…disons que pour pépère et mémère, c’est assez.

Le sentier est bien aménagé, mais les oiseaux plutôt rares. On les entend mais on ne les ‘voué’ pas. Et quand on observe les oiseaux, on ne marche pas vite mais le chemin parcouru faut le refaire pour le retour. Ça fait que nous avons marché pendant 5 heures. Et y fait chaud. Une fournaise. Malgré tout, on a au moins vu des grands oiseaux colorés : toucans, grand coucou et chachalaca, les geais bleus et jaunes, des pics et enfin une foule de petits waizos.

On dîne et on se questionne : arrête-t-on ici ou on poursuit ? Bofff…après le repas, l’énergie nous revient et on fonce vers le sentier des chutes. Un train nous y amène, mais ça n’enlève rien à la chaleur et l’humidité. Près des chutes, un magnifique sentier aménagé nous y conduit. Ce sentier original a été bâti sur pilotis et zigzague à 3 mètres au-dessus des bras qui composent   la rivière Paraguay, d’où dévalent les chutes Iguazu.  Quelle expérience de marcher au-dessus de l’eau et se rapprocher lentement du vacarme fait par les chutes. Quel spectacle d’arriver aux chutes. Une grande plate-forme est aménagée au-dessus du gouffre où coulent les chutes et vous pouvez voir presque la totalités de 15 ou 16 chutes qui composent Iguazu.

Photos par ici, photos par là…tous les visiteurs sont éblouis…le mot est juste : tous sont éblouis par ces chutes. Je pense déjà à demain et  je devine déjà quel sera le spectacle vu d’en bas. Mais là, on sue comme des cochons …Nous prenons donc le petit train pour le retour et nous n’avons qu’une pensée : sauter dans la piscine de notre hôtel. Ce qui est intéressant à Iguazu, c’est que vous payez 20$ la première journée et si vous décidez de revenir le lendemain, votre entrée est à demi prix.

Arrivés à l’hôtel, devinez…bière froide et piscina. Nous sommes crevés…mais on est quand même pas pire pour des gens de notre âge d’avoir marché 7 heures à plus de 30 à 35oC. Nous sommes pas mal bons…bon reste que demain nous allons marché un autre 5 heures…attendons donc au réveil pour connaître l’état de nos mollets.

Souper molo, poulet et empanadas, vin rouge…argentin et oui…TV comme relaxation de soirée et dodo…Allez…à la semaine prochaine. Déjà la fin qui approche. Deux semaines encore. Il faut en profiter au max, car nous nous disons chaque jour….que nous ne ferons qu’une fois dans notre vie ce que nous faisons en ce moment présent. Jamais nous aurons la chance de revivre l’Argentine comme nous la vivons, de ville en ville, de village en village…un road trip dans tout le sens du mot. Nous sommes conscients que nous découvrons ce pays au kilomètre carré et que nous voyons des choses que seule l’automobile vous permet de découvrir. Spontané et libre…ce sont les deux mots qui qualifieront notre séjour en Argentine en 2009.

Bon, ce sera pour la fin.

A la semaine prochaine.

 

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