Notre hiver 2009 en Argentine

1ière semaine texte

L’ARGENTINE  PREMIÈRE SEMAINE DANS
LA NUIT DE DIMANCHE À LUNDI, LES 18 ET 19 JANVIER 

Nous voilà à bord, direction Toronto. Une heure et demie de retard. On nous dit que nous arriverons juste à temps pour notre vol de minuit pour Buenos Aires. Un Boeing 777, très moderne, rempli à pleine capacité.

Un autre retard…15 minutes. Le vol s’est bien déroulé et à Toronto, à la porte 173 près de 3 kilomètres plus loin que la sortie de l’avion en provenance de Montréal, nous sommes entourés de gens de l’Amérique du Sud. Ça parle espagnol. On se fait déjà l’oreille, on se sent dans l’ambiance. Un beau vieux monsieur tout à côté de moi, entame une chanson joyeuse dans sa langue. Ça sent déjà les vacances. C’est plein de jeunes avec des instruments de musique. Certains sont couchés et roupillent quelques minutes avant d’entreprendre le long trajet de presque 12 heures entre le Canada et l’Argentine. Je vais sans doute avaler un léger somnifère pour dormir quelques heures. On arrivera à Buenos Aires à 14h00, soit 11h00 heures à Montréal.

On embarque…..enfin.

Le vol fut long, très long. Je me sens comme un zombi.  Nous survolons le Brésil. Nous sommes à la hauteur de Rio de Janeiro. On a sommeillé toute
la nuit. Qu’est ce que je donnerais pour avoir un bon lit et pouvoir m’allonger quelques heures. C’est mon premier long vol. C’est ‘tought’ en maudit. Après un bon café, mes signes vitaux renaissent…je reviens à la vie diurne.

Et bien l’aventure commence !!! Voilà pour l’instant, ces premiers mots écrits du haut de l’Argentine.

MARDI, LE 20 JANVIER…MIDI…PLUS 30o 

Nous voilà attablés dans le jardin de nos hôtes à prendre le petit déjeuner. Diane et moi, avons fait le tour du cadran. On était épuisé, il faut l’avouer. Fruit, confiture maison, café du pays (ce n’est pas le Costa Rica, mais ça fait le travail), l’importance, c’est comme le dit Diane, ‘enfin, on mange à l’extérieur’. Tout ce qui nous entoure, ce sont des boisés et les chants des oiseaux.

Nous  avons passé une soirée très agréable avec nos hôtes. Nous avons eu droit à un cours de sociologie argentine et à un excellent court d’histoire de ce pays. Patrick, le conjoint de Elizabeth, a parcouru l’Amérique du sud comme personne. Il peut vous parler de tous les pays qui composent ce continent. Il a un sympathie toute particulière pour les autochtones du pays, qui pour la plus part, on été massacrés au nom du développement du pays.

Patrick est venu en Argentine dans les années 90 alors employé par la Lyonnaise des Eaux, une société française qui œuvre dans le domaine de la gestion et la distribution de réseaux d’aqueduc. Il est revenu au moment de la retraite au début des années 2000. Lui et sa conjointe sont résidents permanents maintenant. Leur fils Michael a fait une partie de ses études ici et habite
la France. Il est ici pour un mois.  Lulu, sa fille habite tout près et elle en couple avec un argentin. Il se sont acheté une belle demeure en banlieue Nord de Buenos Aires et l’ont converti, me semble-t-il, en B et B. 

Nous nous apprivoisons autour de quelques bonnes bières froides qui tranquillement nous enlèvent la fatigue  du voyage et l’effet du décalage horaire. Je crois que nous avions des atomes crochus. Les barrières sont tombées rapidement et nous nous sommes liées rapidement d’amitié.  

Elizabeth nous a préparé un excellent souper, assister de Patrick pour la cuisson du bœuf argentin servi avec une bonne bouteille de rouge également argentin. Le souper est l’occasion unique pour discuter du coût de la vie en Argentine, de la disponibilité des produits, des mets à essayer et surtout de l’économie du pays. Quelle pièce de bœuf et quel goût. Vraiment, unique. Dire que ce sera notre principal mets pendant les deux prochains mois.

Voici leurs coordonnées pour celles et ceux qui planifieraient un voyage dans ce pays que nous allons bientôt découvrir.

LIMA 999 1667 TORTUGUITAS, BUENOS AIRES  Tel. 02320.555.747 (d’argentine), 00.54.2320.555.747 (de l’extérieur) Portable. 15.54.78.19.37 Elizabeth Bondin 

Mes premières impressions : Pour les argentins, l’Argentine est un continent en soi, ce n’est pas l’Amérique du Sud. La loi dans ce pays : chacun pour soi. Donc pas de SMIG (salaire minimum garanti, priorité de l’automobiliste sur le piéton, disparité sociale entre riches et pauvres, blancs ou autochtones, corruption politique, peu de régulation sociale et quoi d’autres. Un bel exemple de l’esprit rebelle ou anarchiste de l’argentin est le changement d’heure. En Amérique du Nord, au Canada ou aux USA, quand on change d’heure et bien tout le monde ajuste montres, cadrans et appareils domestiques. Ici, parce q’on n’acceptait pas que le gouvernement décrète une telle règle… et bien une partie du pays (l’Est) s’est ajusté et une autre partie (Ouest, les Andes), ne veut rien savoir. Ce qui devait arriver, arriva. Vous vous retrouverez dans un village, situé près de la zone contestataire, où d’un côté de la rue, il est midi et de l’autre 13h00. C’est ainsi pour de nombreuses réformes que le gouvernement a tenté d’implanter au cours des dernières années afin de mettre de l’ordre dans le pays : la résistance l’emporte sur la volonté et la stratégie gouvernementales.

Il en va de même pour le permis de pêche. On pêche à 4 mais on a seulement deux permis de pêche. Un autre exemple de l’indépendance d’esprit ou de délinquance argentine, vous roulez sur une autoroute qui est payante ici et il y a un bouchon au poste de péage. Et bien, ça se met à klaxonner…en cœur…et tout à coup, le préposé au péage fait un signe de la main aux automobilistes de passer sans payer…question de désengorger le trafic. Je dirais plutôt, question de gérer à sa guise la politique de péage sur l’autoroute. Ce n’est que quelques exemple que j’ai pu constater de visu en quelques heures après avoir fouler le sol de l’Argentine.

Donc, nous devons faire avec cette absence de règles dans un pays où tout de même on nous dit que les gens sont très accueillants et chaleureux. Nos premiers jours seront consacrés à

prendre connaissance des régions que nous voulons visiter, aux  moyens de transport que nous devons utiliser et du temps nécessaire pour les découvrir sans se bousculer.

 

Avec Patrick et Elisabeth, nous explorons la carte de l’Argentine. C’est grand. 5400 kilomètres du nord
au sud. C’est aussi long en distance que de parcourir le Canada d’est en ouest. Cependant, les routes ne se comparent pas. Il existe bien un réseau d’autoroutes qui parcourent l’Argentine dans les deux axes, mais pour sortir du réseau, il faut s’attendre à des routes gravelées ou tout simplement sur le sable qui pénètre partout dans l’auto quand vous y circulez.

 

On discute, on regarde la carte, on calcule les distances, les contraintes, les lieux à ne pas manquer et les villes ou villages où demeurer. Nous voulons faire deux grands circuits un au Nord, pour visiter les plus grands parcs fauniques pour l’observation d’oiseaux et un second dans le Sud, jusqu’à Ushuaïa, la ville la plus au Sud de la planète afin de fêter mes 60 ans et y faire un peu de plongée sous-marine si les baleine ne sont pas reparties.

 

Trois heures à discuter, à l’ombre d’un grand arbre, à 35oC. On arrive à un consensus : ce sera la location de voiture pendant 45 jours et nous ferons le tour de l’Argentine d’un seul coup. En partant de Buenos Aires, nous longerons la côte de l’Atlantique pour nous rendre à Ushuaïa. Quelques sites intéressants seront nos arrêts principaux, notamment quelques plongées sous marines dans le Golfo San Matias avec les loups de mer et les baleines. Puis, une fois mes 60 ans fêtés, nous remonterons par les Andes afin de découvrir le plus grand glacier du monde, los Glaciares de Calafate. Tout au long de notre parcours, paysages et parcs seront nos points de mire. À la hauteur de Mendoza, nous traverserons au Chili afin de rencontrer quelques familles à Santiago. Puis une tournée en Bolivie, au Paraguay, au Brésil, à l’Uruguay pour faire estampiller nos passeports et enfin de retour à Buenos Aires après avoir séjourné quelques jours aux chutes mondialement reconnues à Iguazu, dans le Nord Est. Entre 6 et 7 000 kilomètres à faire en 45 jours. On se garde la dernière semaine pour visiter la capitale du pays. OUFFFF.

 

 

 

MERCREDI, 21 JANVIER 

Hier soir, ce fut une autre belle soirée à échanger avec nos hôtes sur l’Argentine, après un souper copieux, nous avons presque fait le tour du cadran une deuxième fois. Ça brise un peu nos journées pour planifier des sorties dans la capitale mais ça nous recharge les batteries afin d’entreprendre vendredi la grande tournée de l’Argentine. Patrick nous a préparé un repas de porc excellent. C’est une longe très mince qui a mariné dans le jus de soya, sur laquelle il a déposé du fromage, type mozzarella et des tranches de jambon. Vous roulez le tout et vous attachez serré et vous passez à
la cuisson. Tout simplement savoureux.

 

La journée s’annonce tout aussi chaude. Entre 35 et 40oC. La piscine ne fonctionne pas. Elle a une fuite et on attend toujours le réparateur. Je fais connaissance de Lulu, la fille de Patrick et Elizabeth. Elle habite tout près d’ici et elle est en couple avec un argentin.

 

Hier, c’était notre première sortie locale dans les magasins du coin. Je vous le disais, nous sommes dans
la banlieue Nord de Buenos Aires, à quelques 10 kilomètres du centre ville. On nous dit que les prix peuvent aller jusqu’à 50% moins chers en banlieue. En général et selon mes premières observations, le coût des biens semble nettement inférieur au Québec et même au Costa Rica.  A titre d’exemple : le vin argentin se vend entre 1,00$ et 20$ ou 30$ CAN pour les meilleurs bouteilles. C’est 5 fois moins cher que chez-nous.

 

Les cigarettes sont à 1,00$ le paquet pour les locales et 2,00$ pour les importées. D’ailleurs tous les biens importés sont le double du prix. Les produits laitiers, la viande, surtout de bœuf, sont nettement moins chers ici. Dans les conserves également. Le coût de la vie pour l’épicerie est donc beaucoup plus bas que chez nous. Dans l’hôtellerie,  on nous dit que les prix de location de chambre sont aussi très abordables. Pour une chambre confortable, disons dans les 3 étoiles, vous paierez autour de 20 à 30$. La location d’auto est assez cher par contre : 50$ par jour. Les prix de l’essence sont assez élevés, même si l’Argentine produit du pétrole depuis plusieurs années, soit autour de 1,00$ le litre à 1,20$. Le transport en commun est très accessible et à petit prix. Avec 0,50$, vous ferez une bonne distance.  Un conseil, ayez toujours la monnaie exacte, car vous risquez de demeurer à l’arrêt. On ne sait pas pourquoi, mais il manquerait de petites monnaies en Argentine.

 

Comme Patrick est un ancien gestionnaire du réseau d’aqueduc, administré par La Lyonnaise des Eaux, il nous conseille fortement d’adopter la bouteille d’eau potable. Chez lui, il a un puit, s’assurant ainsi d‘un approvisionnement assuré. Il a été près de 25 ans avec cette entreprise et il est retraité depuis 2004.

                                                          

Mon téléphone cellulaire ne fonctionne toujours pas. J’ai passé une heure et demie hier en fin de journée avec un préposé installé quelque part en Inde afin de le faire fonctionner. Rien à faire. Décidément, Bell Canada baisse encore dans mon estime quant à sa réputation de service de qualité. Demain, je devrai sans doute me résoudre à acheter un portable argentin. Prendre la route sans ce moyen de communication me parait hasardeux et téméraire.  Pis, il y a mon PC qui fait des siennes. Mon écran qui m’a lâché juste avant Noël, semble avoir le même problème. Décidément, côté électronique, je n’ai pas de veine. On réussit à le configurer pour qu’Internet fonctionne bien. C’est réussi. La première personne qui me rejoint sur skype c’est Carole. On échange un peu. On prend des nouvelles du froid de là-bas et de la chaleur d’ici… J.

 

Avec la grippe de Diane, c’est une journée de ‘farniente’. Les chiens, il y en a quatre ici…sont tous allongés à l’ombre sous le porche de l’habitación (prononcer abitasionne). Y fait chaud. Notre corps s’habitue lentement. C’était bien de ne pas se précipiter sur Buenos Aires au gros soleil. Ici sous les gros arbres, nous relaxons aux champs de cigales et des cris des oiseaux. La location de l’auto est réglée. Nous la récupérons vendredi AM et nous serons sur la route durant la journée, vers le sud. Ce sera une Volkswagen…économique et fiable. Avec les 15 000 kilo que nous ferons, il faut que ces deux qualités pour une voiture soient au rendez-vous. On a essayé de se louer un camping-car…impossible. Ce n’est pas coutume ici. D’ailleurs, on en voit peu circuler sur les routes.

 

Donc, un journée pas trop forçante, à préparer mon blogue pour le voyage. Les nostalgiques du Costa Rica n’auront plus droit qu’au texte sans photo. Vous pourrez toujours me les demander  et ce sera avec plaisir que je vous en ferai parvenir.

 

Aujourd’hui, nous avons fait une deuxième sortie avec Elizabeth, question de nous familiariser avec la circulation et le shoping argentin. On a magasiné dans un grand Carrefour, magasin de la grande chaîne française du même nom. Vous avez de tout comme dans nos centres commerciaux. Ce qui m’a surpris fut le rayon des vins argentins. On comprend par la variété offerte que l’Argentine est le 4ième producteur mondial de vin. Je n’ai vu aucun vin d’importation européenne ou d’Amérique du sud comme le Chili. Côté prix des marchandises, la comparaison avec nous, ça varie. Exemple : vous allez payer les jeans 2 à 3 fois moins chère, mais dans le sport, on a les même prix pour les chaussures. Dans le linge c’est légèrement inférieur et la bouffe, carrément inférieure. La surprise fut pour le matériel électronique, la télé au plasma par exemple. Elles sont hors de prix, soit je dirais, 3 fois plus élevé que chez-nous. Autre constat, ne vous attendez pas à un choc culturel en vous baladant en public. Il y a peu de noirs, et ma foi, on se croirait dans un centre commercial du Québec à voir la physionomie des gens.  Beaucoup de peau blanche, de blonds, châtains et de personnes métissées. Mais le type européen prédomine largement à Buenos Aires. Diane a profité de cette visite chez Carrefour pour se procurer des médicaments pour sa grippe. Une pharmacienne des plus sympathique nous a servit grâce à notre guide parfaitement bilingue qu’est Élizabeth.

 

Pour vous donner une idée de la circulation ici, on se croirait, je dirais, entre
la République Dominicaine et le Costa Rica. On a la qualité des routes du Costa Rica et le danger dominicain de
la circulation. A titre d’exemple, nous sommes passés à un grand carrefour où deux routes à double voix se croisaient. Aucun feu de circulation et aucun stop ne dirigeaient le trafic. C’est chacun pour soi, au risque de froisser votre carrosserie d’ailleurs. En parlant de tôle fripée, ici, il y a des garages à tous les coins de rue. Chose bizarre, si un particulier veut vendre son auto, il la gare sur le bord d’une route en ville, souvent avec d’autres et il place un bidon de plastic, souvent bleu, sur le toit de la voiture! Ça signifie que c’est la voiture d’un particulier et non d’un concessionnaire. J’ai trouvé ça bizarre la première fois que j’ai vu une dizaine d’autos usagées à vendre avec un bidon de plastic, style lave glace, sur le toit.  Elizabeth me dit qu’un jour, un particulier avait mis son cheval à vendre. Il l’a donc placé sur le bord de la route avec un bidon bleu attaché dessus… J L’histoire ne dit pas s’il a réussi à le vendre.

 

Le parc automobile est composé de véhicules des années 50 qui circulent encore, tout comme à Cuba, et de voitures neuves de l’année. À ma grande surprise, c’est le nombre de Renault 12 des années 71 et 72 qui roulent encore. Ce fut ma première voiture en 71. J’ai assez sacré après cette voiture l’hiver venu. Dès que la température tombait sous le 0 oC en Abitibi, ça arrive quelque fois, elle refusait de démarrer. Ici, la frileuse est dans le pays idéal.

 

Demain, nous planifions faire notre première excursion dans le centre ville de Buenos Aires pour compléter nos achats pour notre longue excursion à travers le pays. Acheter livres et cartes géographiques qui nous sont essentiels afin de ne pas nous perdre dans cet immense pays. Sans doute, je ferai l’acquisition d’un cellulaire pour garder contact avec Elizabeth durant ces 45 jours de cavale.

 

Voilà. On se prépare pour le souper. Du bœuf au menu, partie filet mignon qu’on nous dit succulent. Je n’ai plus de doute sur les talents culinaires de nos hôtes.

 

JEUDI LE 22 JANVIER….BUENOS AIRES  

Une autre journée chaude…une autre nuit de 11 heures de sommeil. Il est vrai qu’ici on souper à 9h00 et on sort de table vers 11h00. On est rarement au lit avant minuit.

 

La journée sera pour la grande ville mais avant d’y aller, nous faisons un saut à la banque pour changer nos dollars américains. Il y a foule. Une ligne d’attente fait un coin de rue à l’extérieur. Elizabeth m’explique d’ici à la banque, les gens traitent de tout. : assurance chômage, pension de retraite, primes du gouvernement et aucun dépôt automatique n’existe. Les gens ne font pas assez confiance au gouvernement. Ici le gouvernement ne fait pas de l’équité sociale, il vous pique votre fric…donc confiance 0. Et chaque jour, c’est ainsi. On vous avise quelques jours d’avance via la télé que vos redevances sont disponibles à votre banque…vous n’avez qu’à vous y présenter. Belle affaire pour les voleurs.. J

 

La journée a donc été passée à Buenos Air, un bain de foule sous les tropiques, à la grande chaleur. Le centre ville est impressionnant par sa propreté et son allure à l’européenne. Buenos Aires est un mégapole de 14 millions d’habitants avec son lot de problèmes dans certaines banlieues mais il faut le dire avec un centre ville très attrayant. Malgré une population aussi impressionnante, on ne se sent pas étouffé alors que nous déambulons dans ses rues.

 

Nous avons fait le trajet en train. Le parcours d’une quinzaine de kilomètres entre notre résidence et le centre ville se fait à travers des bidons villes comme des quartiers cossus. Autant le centre ville est propre autant certaines de ces banlieues sont déplorables sur cet aspect. L’entretien des terrains laisse à désirer car ce n’est une priorité pou les pauvres.

 

Dans le train, ce qui attire aussi mon attention, c’est le nombre incalculable de vendeurs de toutes sortes : crème glacée, eau froide, friandises, gâteaux, etc. Ces vendeurs crient d’une même voix rauque leurs boniments pour attirer l’attention des passagers. C’est à croire qu’ils ont appris du même maître mercantile. Leur tactique, ils passent rapidement à côté de vous, laissent la marchandise sur votre banc, vos genoux ou dans vos mains puis ils repassent et vous leur remettez leur marchandise.  Puis, ce sont les mendiants de toutes sortes.  Décidément, c’est très coloré.

 

Arrivés à
la gare Ritero, nous avons déambulé vers le centre ville par des rues et des jardins charmants comme celui de

la Place San Martin. La rue piétonne Florida est à voir. C’est le lieu de rassemblement de tous les touristes et la rue des 100 000 boutiques ou vous trouverez de tout. Ce qui frappe en premier, ce sont les boutiques de mode dans le cuir. Et pour les prix, c’est imbattable. Vous trouverez de beaux manteaux de cuir souple pour 100 ou 150$. Ce qui frappe encore, ce sont les femmes mendiantes, la plus part des autochtones d’une quelconque tribu, accroupies sur le sol, un très jeune enfant dans les bras et souvent accompagnées d’un autre enfant. Et tout à coup c’est l’enfant debout avec sa mère qui vient vous demander une pièce. Assez dur comme spectacle mais après avoir croisé des dizaines de ces femmes démunis et vider vos poches de votre monnaie…l’inévitable se produit : elles font partie du décors et votre sensibilité s’émousse tout doucement. Terrible comme châtiment pour ces femmes et ces enfants de ne plus attendrir le cœur des gens qui les croisent, comme si la misère humaine devenait un spectacle touristique auquel on s’habitue.

 

Sur le plan architectural, Buenos Aires n’a rien à envier à quelque ville que ce soit. Vraiment tout est bien aménagé, d’après le peu que nous avons vu. La fin de notre séjour en Argentine se passera dans
la ville. Je pourrai vous en  dire plus alors. Le plus impressionnant  restait à venir. Nous visitions les librairies de la ville car nous cherchions quelques bouquins d’oiseaux et l’atlas du pays afin de faciliter notre voyage. Sur

la rue Santa Fe, une des librairies visitées, était un théâtre du début siècle convertie. Magnifique, impressionnant et de toute beauté que de se balader sur les étages de ce grands théâtre, sur les balcons comme dans la pièce principale et de ne voir que des clients assis un peu partout et qui feuillettent des livres.

 

Tous les gens à qui nous nous sommes adressés furent d’une grande gentillesse et amabilité. Mais la chaleur a raison lentement de Diane. Vers 18h00, nous décidons de regagner notre logis toujours par le train. Cette fois-ci le calme du matin dans le même train, fait place à un bain de foule caractéristique de l’heure de pointe. Bizarre…on se croirait dans le métro de Montréal, tant cette foule n’est pas plus distinctive d’après ses traits physiques. Walkman à l’oreille, journal à la main, foule silencieuse…elle  ressemble vraiment à celle de Montréal en été. Seule une jeune mère de famille accompagnée de ses trois enfants allaite sans formalité sa fille d’une douzaine de mois. C’est plutôt cocasse. L’enfant va et vient, en jouant avec son frère et sa sœur et le sein de sa mère.

 

De retour, nous livrons nos premières impressions à Elizabeth qui nous attend à

la gare Grand Bourg tout près de chez elle. Puis l’apéro est encore l’occasion de poursuivre la conversation avec Patrick. Un souper au poisson nous attend et je fini la soirée avec ce dernier à l’écouter me parler de sa vie, ses voyages, ses milles boulots et ce qui lui reste aujourd’hui comme philosophie de vie. Je me mets à penser que cet  homme fort intéressant  devrait écrire sa vie et ses histoires. Pour celles et ceux qui veulent découvrir l’Amérique du Sud, il en apprendra à plus qu’un de savoir comment voyager, non pas pour rapporter que quelques babioles ou une peau bien basanée…mais de connaître les richesses du pays et ses habitants qui y vivent. Bon, c’est un projet que je lui souhaite.

 

Voila…minuit…je dois y aller. Demain c’est le grand départ.

 

 

VENDREDI, LE 23 JANVIER 

Au petit déjeuné, Elizabeth nous apprend le décès de son père. Il avait 80 ans et habitait la région de Paris. Depuis quelques années, il traînait certaines maladies et il était récemment atteint d’un cancer. Elle est donc affairée au téléphone et la voiture de location  vient d’arriver Elle doit m’assister pour que je comprenne bien les règles de ce pays en matière de location. Pas trop compliqué en fin de compte. Il y a juste les prix qui sont à peu près le double de chez nous pour une telle location. Il est presque midi et y fait chaud. Nous décidons de remettre notre départ à demain afin d’éviter le trafic et la chaleur de l’après-midi. Ça me donne le temps de finir mon blogue et vous envoyer ce premier texte avec quelques photos. On finit les emplettes pour nos nécessités de voyage et on se la coule douce. Diane a impatiemment hâte de retrouver des température moins écrasante. Même les chiennes que nous entendons tôt le matin, se terre tellement le soleil tape et que le mercure grimpe près des 40oC.

 

Soyez donc au rendez-vous la semaine prochaine. Je devrais vous le livrer de
la Patagonie. C’est sous le jacassement d’une bande de perroquets, le son strident des cigales que je vous dis le bon jour de l’Argentine.

 

 

PS : je ferai parvenir à Raymonde à notre bureau de Montréal. Contactez-la pour l’obtenir (ww.afpad.ca) (1-877-484-0404) 

A la semana próxima

                                         

 

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