Notre hiver 2009 en Argentine

5ième semaine texte

DIMANCHE 15 FÉVRIER 

Le jour se suivent et se ressemblent étrangement ces temps-ci. Petit dej, auto, souper, dodo…Et en prime le vent au rendez-vous. Tiens, ce matin, gros soleil pas de vent. On n’est pas habitués. Je remise mes jeans pour mes shorts et mes espadrilles pour mes sandales. Quel plaisir de sentir la chaleur tôt le matin. Nous quittons Esquel avec un peu de regret. Je crois que les propriétaires de l’hôtel nous trouvaient fort sympathiques et c’était réciproque. On se fait la bise en partant et on leur souhaite beaucoup de succès avec leur entreprise, leur projet de retraite. 

9h00 pile, je suis sur la route vers Bariloche. J’ai bien hâte de voir cette ville très touristique.  Ceux qui y sont venus, la majorité ont aimé. On verra bien. Entre temps, la route nous offre de merveilleux décors que je savoure à 100km/h et avec des arrêts fréquents pour les photos. La route est de plus en plus tortueuse et les sommets des montagnes de plus en plus hauts. Je suis sous le charme de cette Patagonie montagneuse. Et je suis surpris du nombre de lacs que l’on voit à cette hauteur. On est quand même entre 2 et 3 000  mètres au dessus du niveau de
la mer. Et que dire de la forêt… Sapins, pins et surtout le cyprès patagonien m’étonnent. Comme à Ushuaïa, cette forêt apparaît comme par magie. Des arbres immensément haut et surtout des kilomètres de plantation de pin blanc ou gris. Je ne sais trop, mais on en plante et beaucoup.

Un autre phénomène que Diane et moi observons c’est le nombre de lièvres écrasés. A tous les demi kilomètre vous avez une carcasse de lièvre sur le bord de la route avec 3 ou 4 oiseaux rapaces qui attendent que la circulation soit moins périlleuse pour faire leur repas. Ce sont de belles occasions pour faire de belles photos soit dit en passant. Je suis persuadé qu’avec toutes ces victimes de la route, ces grands oiseaux ne chassent presque plus. On a même eu droit à nos premières mouffettes argentines…semblables aux nôtres mais avec moins de blanc sur la poitrine.

Nous passons par El Bolson, jolie petite ville dans les Andes. Nous y faisons nos emplettes pour le dîner. Puis, nous reprenons la route à travers ces pics et vallées des Andes patagoniennes. Puis voilà Bariloche…

Drôle de ville. Si vous arrivez du sud par El Bolson…Premier choc…le site d’enfouissement, site d’empilement de déchet, je dirais. Tous les résidus sont entassés sans qu’il y ait recouvrement immédiat. De là, l’envolée systématique de milliers de sacs de plastique. Je vous avoue que dorénavant, je vais militer pour l’abolissement de ces sacs…une vraie plaie partout. Deuxième choc…certaines banlieues de Bariloche…des taudis…Troisième choc…d’autres banlieues, la richesse des propriété sur le bord du grand lac….des merveilles de construction alliant artistiquement le bois et
la pierre. Phénoménal …Et enfin, son centre ville, sans personnalité, décevante même. Une grosse souricière pour touristes.

Après notre passage à Esquel, l’écart de personnalité entre les deux agglomérations, est évident. Le centre ville de Bariloche ne nous attire pas mais sa banlieue oui, surtout celle Llao-Llao. Et quelle belle forêt que celle du parc Llao-Llao. De toute beauté. Il ne me semble pas avoir vu d’aussi belles forêts à l’exception du parc  Stanley à Vancouver. La pluie se met de
la partie. Vers 18h00, sur notre retour, il tombe une forte pluie, ce qui nous enlève tout le plaisir de
la balade. Ce qui m’a le plus impressionné…les bâtisses en bois. Je croyais que le Canada ou le Québec avait le monopole de l’utilisation du bois dans la construction…Je vous dirais que nous avons beaucoup à apprendre des argentins…ce sont des artiste dans l’utilisation créative du bois dans la construction d’une maison ou de tout type de construction d’ailleurs. En vérité, ce sont presque des œuvres d’art. Aucune maison n’est semblable et chacune d’elle incorpore dans son architecture sa spécificité. Le bois est partout. Voyez mon montage photos. Je suis tombé  amour avec ces bâtiments magnifiquement personnalisés. On retrouve donc notre hôtel…trois étoiles…trois étoiles à l’argentin…Ça me rappelle les chambres de l’hôtel Albert à Rouyn-Noranda, il y a 40ans…

Dans la soirée, nous faisons notre ballade habituelle…merde, nous avions, me semble, remisé nos vêtements d’automne…Nous voilà grelottant à la recherche de souvenirs à rapporter au Québec. Vous comprendrez….on revient rapidement à l’hôtel. Ah ! Les montagnes…pas toujours très chaud.

Nous retrouvons nos draps chauds…faisons la noirceur et on ronfle déjà…

LUNDI, LE 16 FEVRIER 

Je suis sur la ligne d’attente pour passer aux douanes argentines, quand je vous  écris ces premières lignes sur notre passage au Chili. Je regrette déjà de m’avoir excusé auprès de l’Argentine lors de mon retour d’Ushuaïa où ça avait bien été…rapidement je devrais dire. Mais là, c’est le boute du boute. On a un premier douanier qui retient  la circulations, parce qu’en bas, les taponneux de tamponneurs ne fonctionnent pas assez vite. On a donc attendu une heure avant de traverser les lignes.

Respirons par en dedans. Ma matinée a commencé par un rendez-vous au garage pour un changement d’huile…déjà 8 000km. Tout se passe bien et quel garagiste sympa. On reprend la route pour une autre 8 000km.

Je vais maintenant vous parler de mon coup de cœur de la semaine, soit Angostura. Allez-y. Ne perdez pas vote temps à Bariloche…à 60 km de là, sur la rive du Lago Nahuel Huapi, vous allez découvrir un oasis de charmes, de beauté et surtout du monde pas pressé…Et que dire des constructions et architectures…un bijou de village…Allez-y et évitez Bariloche. Je le répète…Ne ratez pas ce village.

Malheureusement, nous ne pouvons pas y rester longtemps, nous devons quitter pour le Chili. Je suis persuadé que le passage, c’est comme une lettre à la poste…Aille aille aille…que je me suis gouré…Je fais attention à mes réflexions. Diane me dit souvent que je suis raciste envers ces pauvres douaniers…mais je ne peux pas m’empêcher de critiquer…leur système archaïque…de contrôle.  Si je suis dans le tort, je suis encore près à m’excuser…mais trop c’est trop comme bureaucratie lourde et irresponsable. Je vous raconte notre passage. Les premières lignes du 16 février vous décrit bien le contexte.

Donc, nous avons attendu une heure et demie aux douanes. Ici, il faut parler de douanes aux pluriels. On vous contrôle en sortant de l’Argentine et en entrant au Chili. Tout le monde (lire les fonctionnaires) a son papier à vérifier et surtout son papier à récupérer. Nous sommes plus de 100 personnes dans le poste des douanes argentines…où est la tête de la ligne, c’est facile…celle en direction du  tamponneur. Où est la queue, c’est moins facile. Les voyageurs se sont entassés dans le poste de douane et ils ont décidé que la technique de la spirale serait la structure de la file d’attente. Le problème, c’est que la spiral est dans un espace réduit  et plus il entre du monde, plus les gens sont mélangé entre la tête et la queue de
la file. Plus de 50 personnes ne savent plus trop comment évoluer dans le colimaçon anarchique de cette file de voyageurs à contrôler. Je ne vous mens pas…Un vrai vaudeville.

Il y a deux estampeurs pour 150 personnes qui attendent. Ça prend en moyenne 5 minutes par voyageur,  Je me dis, on va coucher ici ce soir à la vitesse qu’ils travaillent. Je me mets à penser…qui va contrôler mes papiers ?
La belle Argentine ou le gros bourru aux lunettes sur le bout de son nez…Comment fait-il pour taper sur son clavier avec les mains qu’il a ???  Je n’ai rien d’autre à penser…Diane est retournée à la voiture pour m’attendre. De temps à autre, au 15 minutes bien calculées, un douanier (ou une) se lève et se dirige vers le bureau administratif. Je me dis, il est allé voir le chef pour lui dire que le système n’a pas de sens. Mais non, ça semble être sa pause syndicale. Puis il revient…ouffff….Et comble de la performance, un troisième douanier vient en renfort à ses collègues. Déjà je les trouve plus sympathiques. Je me dis, ça va bouger. Mais non, c’était la relève…ils ne seront que deux pour un bon bout de temps. De toute façon, ici on ferme les douanes à 22h00.

Pis là, le chef arrive… il demande aux voyageurs où est la queue de la file…J’écoute les échanges…Le chef ne revient pas de la technique du colimaçon adoptée par les voyageurs. Je le sens impatient dans ses propos comme si son service avait perdu le contrôle du système d’attente des voyageurs. Voilà un vrai chef…il prend la décision de vider la salle d’attente, du moins d’interrompre l’usage de la file en colimaçon. Il ouvre un autre point de service dans une salle attente au bloc où nous circulons en rond. Et là…c’est la vague…les habitués ont compris…pour écourter l’attente, ils s’élancent, comme au matin du boxing day, vers l’autre guichet. Bon, je tombe 20ième dans le colimaçon, qui a disparu d’ailleurs pour devenir une belle ligne d’attente. Et là…le sous-chef s’assure que la liste d’attente sera droite.

Je passe rapidement (2 heures après) mon point de contrôle. Je vois des gens sortir en levant le pouce comme en signe…de victoire…j’ai passé… Quand je sors de la bâtisse et que je vois la ligne dehors…je me dis…eux autres vont coucher ici…merde…plus de 100 personnes attentes pour se faire tamponner le passeport.

On finit pas passer l’Argentine et on se dirige vers le Chili. Dommage que tant d’attente gâche le plaisir de
la route. Il me semble qu’un  pays comme l’Argentine en période de pointe comme c’est le cas actuellement pourrait avoir plus de tamponneurs. Les tamponneurs taponneux…voilà ma description des douaniers argentins. Espérant que ça ne me vaille pas un mois de détention…

Et aux douanes chiliennes….10 minutes…

Je suis persuadé que l’Argentine a certaines choses à apprendre du Chili. Je persiste et je signe cette déclaration. Bon, nous sommes au Chili…roulons, on a 100km à faire et il est 18h00.

Nous avions fait peu de kilométrage au Chili. Le passage en terre de feu n’est pas significatif et je garde un mauvais souvenir du 130km de gravier entretenus comme ci comme ça par les chiliens. Là, je découvre un vrai beau pays et des paysages campagnards bucoliques. Nous sommes tout de même dans le sud du pays. C’est frais. Ici, selon nos données, c’est un climat maritimes, frais (7oC) en hiver et un peu plus chaud (20oC) en été. Pas si mal quand même. Pas de – 40 oC.

Ce sont de belles petites fermes ici et là le long de notre parcours vers la ville de Osorno, à 100kn de l’Argentine. Nous arrêtons sur le bord de la route pour acheter des bleuets et des fraises. 2000 pesos chiliens, soit 4$ pour tout.

Nous arrivons à la ville et c’est gros. 90 000 habitants. Mais au Chili comme en Argentine, quand vous comprenez le système des sens uniques alternatifs des rues…c’est facile se retrouver, avec un bon co-pilote comme Diane… (Elle va aimer ce compliment…). Premier arrêt…le kiosque touristique. Christiano nous reçoit avec un grand sourire. Nous lui montrons le petit futé du Chili et le nom de l’hôtel. Un coup de téléphone et ce sont réglé…40 $ pour
la nuit. On se dirige vers l’hôtel…Ouin…le Petit Futé aurait besoin de la même mise à jour que l’hôtel de rafraîchissement. Bon, c’est propre…tranquille…et il y a le wi-fi. On prend…de toute façon ce n’est que pour une nuit et on est brûlés.

Ah…que le lit est bon après autant de kilomètres. C’est ça avec la route au lieu de demeurer au même endroit  pendant deux mois…pas moyen de relaxer, on doit reprendre la route…Difficile de consacrer du temps à l’écriture…Toute une différence. Bon…Chili nous voilà.

Bonne nuit…je tombe de sommeil…c’est ma dernière lettre …je ne les vois même plus…

Bye….

MARDI, LE 17 FÉVRIER 

Choc brutal du Chili en matière de déjeuner ce matin…On nous demande…café con leche…si por favor…On verse le lait chaud…je dis .si… poco…j’attends le café…je dis.. donde es le cafe ?.. La dame me montre un tube de papier qui me semblait être du sucre…SI…es cafe… me dit-elle…De l’instantané…..OUI….J’avais lu quelque part que le Chili était friand de Nescafé…mais à ce point…Et j’ai eu la confirmation de ce choix gustatif chilien en visitant une grande surface alimentaire…Aucun café en grain…que de l’instant. Et bien…

 

Bon…la journée part bien…de l’instant…je vais t’y écoeurer mes amis chiliens
au Québec au retour. Je vais leur faire un cadeau…un pot de Nescafé…

 

Bon on prend la route, je dirais l’autopista…numero 5…Cette route part de l’Arctique chilien et parcourt tout le pays du sud au nord. Nous sommes à 1000 km de Santiago…On roule… vite…130 km…120 en croisant les policiers. Ici la vitesse permise : 120 les autos, 100 les autobus et 90 les véhicules lourds.  On roule…Une autoroute construite par les espagnols et sous leur concession. 2.00$ le 75km à peu près. Ça roule vite. Une autoroute pratique, confortable mais avec un gros défaut.  On voit à peine le paysage. Il faut dire que la 5 est la seule route qui fait le Chili sud-nord. Si vous voulez le faire par des routes secondaires pavées…comptez un mois pour faire le pays. Toutes les routes sont en diagonale avec l’autoroute. Donc vous irez constamment d‘est en ouest en montant lentement vers le nord. A moins de faire du gravier…Non merci, j’en ai assez fait.

 

Aujourd’hui nous avons donc roulé plus de 400 km. Nous nous sommes arrêté à Temuco pour le dîner.  Son marché public est reconnu. Alors on va y manger. Cette ville appartient à l’Araucanie, région du Chili habitée historiquement par les Mapuches, 40 % de la population, mais qui aujourd’hui serait rendue à 10% à peine. On le voit bien dans les rues…c’est une population très présente ethniquement mais en voie de disparaître. Son marché publique est consacré à trois choses : l’artisanat, les viandes (bouchers) et les restos. On y dîne et on y mange un fish hand ship muy rico (écoeurant quoi). On y passe deux bonnes heures a fureter partout dans le marché. Dans le fond, c’est comme le grand marché aux puces de St Eustache. Ce qui nous plait…c’est la proximité avec tous ces chiliens forts sympathiques. Ça me plait beaucoup et Diane me parle encore de son poisson. Surprenant le commerce dans la rue au Chili…partout, on voit des gens vendre des choses : les produits de leur ferme. Des biens importés de Chine…tout se vend au Chili de façon libre. C’est la libre tit. tit tit entreprise…

 

Puis on file vers notre arrêt de la soirée, soit Angol…afin de visiter le parc national Nauhel Buta demain très tôt. On  arrive vers 17h00, sans carte ni GPS, et on trouve l’hôtel de notre choix qui a une piscine. Faut dire, que depuis ce matin, nous sommes passés de l’automne à l’été. Là, y fait chaud…30oC. Alors à mi-chemin, on arrête l’auto et on s’habile enfin en été…Partout le long de la route poussent des mûres sauvages… grosses comme des fraise cultivées. Des gens ici et là en cueillent.

 

En arrivant à l’hôtel…imaginez, une piscine et bien splash…pour une heure dans l’eau.

 

Ce soir, c’est du skype avec Mado…notre Internet fonctionne enfin…nos emails à envoyer et ceux reçus à lire. Nous avons eu des nouvelles de Jakob, notre petit fils…toujours un peu malade. Julie la maman, avec qui nous correspondons, a bien hâte au printemps…que le froid cesse pour que les garçons se portent mieux. Moi, j’ai hâte au bain tourbillon avec les deux mousses, Olivier et Jakob…

 

Bon…déjà 12h30…les yeux me chauffent…excusez-moi…je ferme pour ce soir.

 

A demain.

 

MERCREDI, LE 18 ÉVRIER 

Quel petit déjeuner…Café en poudre Nescafé et jus orange Tang…Et ma surprise fut aussi de constater que dans les épiceries, il y ait tant de place dans les tablettes pour le jus ou café instantanés en poudre. Comment comprendre cela dans un pays qui produit autant de fruits frais comme les oranges. Diane et moi, ne comprenons pas encore.

 

Le soleil est au rendez-vous et la chaleur aussi. Signe que nous nous dirigeons vers les belles températures. Des palmiers commencent à apparaître ici et là. Nous devions visiter un parc national dans les alentours de Angol, mais nous prenons la décision de faire le reste du trajet vers Santiago. Le parc se situait à plus de 30km de Angol, par une route gravelée. Les premiers kilomètres nous ont d’ailleurs découragés de poursuivre et renforcer l’idée de faire les 500km vers la capitale.

 

Nous partons donc pour le nord sur l’autoroute 5. Nous circulons d’abord sur une route entre Temuco et
la 5. Je suis surpris par la qualité des forêts. La coupe se fait dans des plantations aménagées et on peut observer qu’une fois la coupe réalisée, la plantation de nouveau plans (un mètre de haut) est aussitôt exécutée. Ils n’ont rien à envier aux québécois ces chiliens. Nous observons de nombreuses scieries le long de
la route. Nous croisons des camions de bois régulièrement et il est évident que l’industrie forestière est d’une grande importance dans cette région et en bonne santé.

 

Aussi, l’agriculture maraîchère est omniprésente et semble elle aussi en très bonne santé. De grands champs de maïs ainsi que de blé, déjà fauchés, nous offrent un paysage agréable et doux.  Les gens vendent souvent le long de la route leurs légumes ou leurs fruits. Imaginez, des tomates à 5 sous ou des pommes à 2 sous….Que dire aussi des productions des fruits…pommes, pêches, poires, cerises, figues, etc. Vraiment, nous sommes dans une région très riche et très productive.

 

Nous remontons lentement vers le nord et les grandes productions de blé sont omniprésentes. Puis notre premier vignoble et petit à petit, les grands champs de production de fruits et légumes font place aux raisins. On se croirait en France. Des champs immenses et les noms des maisons viticoles nous sont familières évidemment, comme nous consommons ces vins au Québec. Plus nous approchons de Santiago, plus la production de raisin devient importante. Il n’y a que ça….partout. Voir en arrière plan les Andes et les champs de vignes à leurs pieds est impressionnant.

 

Nous roulons à vive allure. 120…130km. L’autoroute est toujours bien. Beaucoup de travailleurs travaillent le long du parcours pour en faire l’entretien. Des policiers surveillent toujours la vitesse au radar. D’autres acteurs font parti du décors de l’autoroute à notre grande surprise d’ailleurs. Commençons…par ces familles, femmes et enfants, qui au lieu de faire 500 ou 800 mètres afin d’emprunter une passerelle qui enjambe l’autoroute pour prendre le bus, traverseront carrément le terre-plein, dans le trafic, pour se rendre de l’autre côté de
la voie. Que penser de ces gens qui ramassent le long des autoroutes des branches tomber au hasard. Ils promènent une charrette à main et font le plein de ces branches, sans doute pour revendre ou pour chauffer simplement leur habitation l’hiver. Un bon moyen de recyclage. Puis ces jeunes en mobylette sur l’accotement de l’autoroute,  ces autres jeunes qui font de l’auto-stop à la sortie du poste de payage, quand je dis à la sortie, c’est juste devant notre véhicule où nous devons faire le paiement. Que penser de ces petits commerces qui fleurissent…mais vraiment sur les abords de l’autoroute. On installe toute sorte de petits étals à quelques centimètres de l’accotement et on vend de tout : balais, fruit, pizza, etc. Au Chili, il me semble que le commerce est roi. Enfin, ce que j’admire des chiliens, c’est la place que l’autoroute fait aux artisans. Vous roulez et puis une indications vous indique une sortie des artisans : du meuble, de la pierre et du rotin, pour ce que j’ai pu voir, et ces artisans on leurs sites de production sur une voie de service. On arrête, on admire et on peu acheter. Puis on repart sur l’autoroute…bonne idée pour le Québec…non ??? Toute une organisation du travail que nous présente les abords des autoroutes au Chili.

 

Nous prenons la décision de nous diriger vers Valparaiso…une ville qu’on nous a conseillée d’aller visiter, celle-ci étant inscrite comme monument international à l’UNESCO. Bon un 100km à se payer. Cela fera plus de 600km pour la journée. Ça roule vite. On traverse Santiago facilement. Nous nous trompons de sortie. On demande l’information et comme d’habitude, les gens sont toujours gentils de nous enligner vers la bonne voie. Ça y est, on sur la bonne voie.

 

On travers trois tunnels creusés dans les montagnes dont un de 3km. On arrive à la ville…Dieu que c’est grand…et là le kiosque touristique est déjà fermé…nous n’avons pas de carte de la ville et Diane a choisi un hôtel qui a une piscine. Elle veut en faire toute la journée demain car on annonce du temps chaud. On se dirige au PIF avec le Petit Futé. Soit dit en passant, nous ne le recommandons pas ce guide DU TOUT pour le Chili…Inexact et nous dirons, des évaluations surfaites sur la qualité des hôtels. Nous choisissons une cabana plutôt qu’une chambre dans ce B&B car elle est assortie d’une cuisine et nous sommes bien situés. C’est bien…grand et propre. El Mirador est une maison coloniale au plafond très très haut, tout en bois. C’est surprenant d’ailleurs le nombre de constructions qui sont en bois ici. Le bois est le matériau principal pour le revêtement extérieur des maisons d’ailleurs avec soit la tôle ou les panneaux de fribro-amiante.

 

Pour les gens de Sherbrooke, je vous dirais que nos deux balades à proximité de l’hôtel pour aller souper…
la côte King, c’est de la petite bière par rapport aux pentes ici. Ia ville de Valparaiso est construite sur 22 collines dont certaines font jusqu’à 800 mètres…Alors ça monte comme ça descend…et à pic à part ça.

 

On finit notre bon vin du Chili avec un bon jambon séché et melon au miel…et on va au lit…brûlés presque décomposés…la journée a été débile.

 

Merci Carole pour ces quelques minutes avec nous sur skype.

 

A bientôt, demain, si on se lève

 

 

JEUDI, LE 19 FÉVRIER 

A la découverte de Valparaiso…Diane se réveille avec un début de rhume. Toujours ce foutu air climatisé dans l’auto. Ça nous prendrait une automobile qui aurait une cabine séparée à  entre elle et moi à l’intérieur afin de régler la clim selon que le soleil plombe sur son côté ou sur le mien…

 

Il est 9h30. On prend le petit déjeuner en compagnie d’un couple d’argentins avec leurs deux filles…très charmants. Lui parle assez bien anglais et sa fille aînée qui veut devenir architecte, se débrouille très bien. On parle beaucoup des deux pays et la « question qui tue » me brûle les lèvres. Comment sont les relations entre le Chili et l’Argentine ? Je suis curieux de savoir comment deux peuples dont l’indépendance s’est faite contre le même pays, soit l’Espagne, se côtoient. Un peu comme nous avec les américains avec qui ont partage une longue histoire de voisinage et une frontière commune très très longue. Je lui dis que je suis surpris qu’il y ait autant de contrôles pour sortir ou entrer dans l’un ou l’autre des pays. Il me parle de méfiance entre les deux pays, de guerre de frontière pour quelques mètres de terrains, de racisme même quand des travailleurs argentins travaillent en territoire chilien. Ça explique sans doute l’hermétisme des frontières territoriales entre l’Argentine et le Chili. Bref, une bonne discussion pour connaître la sociologie des deux pays.

Nous quittons ensemble pour allez visiter le musé La Sebastiana, située sur

la colline Yungay. C’est l’ancienne résidence du très grand poète, politicien, ambassadeur et héros national chilien Pablo Neruda, récipiendaire du prix Nobel de
la littérature. Le peuple chilien lui voue un immense respect. Sa demeure, très particulière, est devenue un musée et la visite nous fait comprendre encore plus la culture et l’histoire du Chili.

 

Mais, le clou de cette visite fut avant tout
la balade. D’abord la descente de la rue voisine où nous habitons vers l’arrêt d’autobus en funiculaire et ensuite la balade en autobus pour se rendre au musée. Le funiculaire date de 1890 et des grenailles. Tout est en bois. Une grosse poulie monte ou redescend
la cabine. Entre les lames du plancher vous voyez dehors et la porte d’accès est une tôle. Il me semble qu’au Québec, la régie du bâtiment ferait immédiatement cesser l’opération de ce remonte-pente préhistorique. Il y en a plus de 20 dans la ville et ils sont la fierté des habitants et l’amusement des touristes.

Ensuite, ce fut notre trajet agité en bus municipal vers le musée. Je vous ai dit hier que Valparaiso est construite, anarchiquement, sur 22 hautes collines. Ici, dans les rues, on monte ou on descend. Rien, mais rien n’est plat. Et quand je vous dis que ça monte ou ça descend, le sentiment que vous avez quand vous vous baladez en autobus (lire vous vous faites brasser en autobus) vous vous sentez comme dans des montagnes russes. Les jeunes filles du couple s’amusaient comme des petites folles et nous on se tenait fermement après les bancs pour ne pas glisser en bas des sièges … ou sur notre compagnon. Toute une expérience…unique et spectaculaire.  Des as du volant ces chauffeurs de cars. Toutes les rues, plutôt les ruelles, sont en épingle. Vous montez à la fin d’une colline puis remontez dans l’autre, ainsi de suite jusqu’à ce que vous ayez atteint votre but. Faire ça à pied …vous êtes crevés en moins de deux. Donc, vous prenez le car pour vous emmenez sur les collines  et vous redescendez à pied. Aussi, c’est la vue de toutes ces maisons et maisonnettes bâties à flan de montagne, qui tiennent on ne sait comment, empilées les unes sur les autres. SPECTACULAIRE …UNIQUE …A COUPER LE SOUPLE. 

Après la visite, nous quittons la famille argentine et descendons à pied par les petites rues pour dîner. La propriétaire nous avait recommandé un resto très réputé, El Cinzano, vieux de plus de 110 ans. On ne le regrette aucunement. Quel repas. Diane a savouré un excellent poisson et j’ai pris la soupe aux fruits de mer. Quel délice. Avec un bon vin blanc très froid, ce fut une pause des plus appréciée et très gastronomique. .

Pour digérer tout ça, nous nous dirigeons vers un autre funiculaire qui cette fois-ci nous conduit vers
la colline Conception qui offre une magnifique vue sur la ville et où beaucoup de touristes se baladent. Puis, nous redescendons encore à pied par des petits escaliers toutes aussi étroits, abrupts que spectaculaires.  Nous arrivons à
la place Sotomayor, chef lieu de la marine chilienne et  des héros de l’indépendance du pays. La journée avance…il est 18h00 et nous décidons d’entrer pour prendre l’apéro sur la terrasse de notre hôtel qui donne sur
la baie. J’ai les pieds en feu et Diane est épuisée par son début de rhume. On fait nos courses et nous revenons en autobus. Nous arrivons en même temps à l’hôtel que la famille argentine…

Assis sur la terrasse, nous admirons la ville et
la baie. Nous pensons à notre journée et échangeons avec les argentins. Valparaiso est unique au monde par sa personnalité. Comme le dit le guide, Valparaiso est à Santiago ce que Marseille est à Paris. Bruyante, grouillante, le vieux côtoie le neuf et le sale, le propre…mais elle est unique et spectaculaire. Ici, le bus et le taxi sont rois dans les rues. Je n’ai jamais vu autant de taxis et de bus circuler dans une ville. Ils circulent par groupes de 3, 4, 5 ou 10 même. Il y en a partout et ça se comprend, Valparaiso ne se marche pas mais, surtout elle ne se monte pas…on
la descend. On la regarde, on l’admire et surtout on l’apprécie en descendant. Cette ville est un labyrinthe de rues, impossible à apprivoiser. Valparaiso a son  fléau : les chiens en liberté. Alors regardez où vous marchez.

Chose certaine, même qu’hier soir nous étions désespérés à cause de la difficulté à trouver notre hôtel, jamais nous ne regretterons le détour vers cette ville unique. C’est le genre de ville qui se grave dans la mémoire pour la vie et quand un ami vous dit ‘Je vais au Chili’ et bien vous lui répondez ‘Il faut aller à Valparaiso’. C’est une ville avec une puissante personnalité, indomptable comme je disais, mais remarquable et nous aurions aimé la visiter de fond en comble.

Mon impression du Chili à ce jour, comme de l’Argentine d’ailleurs, c’est que les gens ont des bâtiments superbes. Quand c’est des bâtisses du gouvernement, c’est relativement bien entretenu. Quand, il s’agit de bâtisses privées, c’est comme s’ils auraient manqué d’argent pour les entretenir. Tout est défraîchi, vieilli, décrépi. C’est dommage.

Je ferme…demain notre départ vers Santiago où nous rencontrons des familles, dont celle d’une jeune chilienne assassinée au Québec en 2004 et que l’AFPAD a aidé tout au long processus judiciaire.

 

Bonne nuit…il me semble en avoir écrit beaucoup sur cette ville, mais ça en valait

la peine. Croyez-moi. Je suis encore sous le charme de Valparaiso. Je regrette seulement de devoir la quitter.

VENDREDI, LE 20 FÉVRIER 

Les ti-culs de Noranda Nord sont rendus à Santiago, Chili.

Il fait chaud et un premier conseil…si vous venez à Santiago, où vous vous ‘créiez’ d’un GPS ou vous prenez le taxi. S’y promenez en auto c’est l’enfer avec les rue qui changent de nom, les sens uniques, les voies réservées aux taxis et autobus. Ce n’est pas évident. Je me demandais pourquoi il y avait si peu d’embouteillage ou de retardement au centre ville. Les chiliens ont compris…autobus, métro, trains ou taxis. Et des taxis…il n’y a que ça. Pis on me dit que c’est pas cher.

Nous logeons à l’hôtel Paris, sur
la rue Paris à 50$ par nuit pour une très grande chambre. Nous nous préparons pour rencontrer
la famille de Ana Maria Salinas. C’est une famille que nous avons accompagnée au procès du meurtrier considérant leur origine et leur peu de connaissance de notre bon système de justice. La famille ne comprend pas que le criminel ait été libéré par un juge, après qu’il fut reconnu coupable par un jury de meurtre au second degré en attendant la décision de la Cour d’Appel du Québec. Nous non plus d’ailleurs nous ne comprenons pas. Ce que nous comprenons c’est la frustration de la famille face à notre système.

La mère demeure à San Bernardo, en banlieue de Santiago. Je décide donc de m’y rendre en auto. Les explication de Mme Norbakk, manquent un peu de détails et ça va être très rock and roll de trouver
la maison. Après une heure de tournage en rond, on réussit à trouver notre point de rencontre, une station service COPEC près de l’avenue Colon. Évidemment, ce sont de belles retrouvailles. J’avais accompagné moi-même
la famille au Palais de
Justice de Montréal lors du procès du criminel. Diane ne connaissait pas la famille.

 

Une amie de la famille  et une avocate qui représente
la famille au Chili, je dirais plutôt qui la conseille, sont du dîner que nous nous apprêtons à prendre ensemble. La fille de Ana Maria est aussi à
la maison. Nous y passerons l’après-midi. Nous échangeons beaucoup avec l’avocate qui est très intéressée à travailler à la mise sur pied d’une association comme la notre
au Chili. C’est une femme très motivée et très sensible à la cause de la famille d’Ana Maria. Nous lui donnons beaucoup d’information sur l’AFPAD et son évolution. Nous l’assurons de notre soutien total et lui proposons de la mettre en contact avec une autre organisation qui en est à ses tous débuts, soit celle du Costa Rica que nous supportons aussi.

 

Nous quittons la famille vers 18h00 et entrons sans difficulté à notre hôtel grâce aux indications très précises de l’avocate. BRAVO. Arrivés à l’hôtel…Diane tourmentée par son rhume cherche le lit. Je descends dans le quartier pour aller acheter quelques choses à grignoter et quelques bonnes bières froides. Je constate une première faiblesse des chiliens de la rue…comme des montréalais sans doute,ne savent pas ce qui existe en dehors de leurs rues…J’ai demandé de me guider vers un mercado alimentaciones…j’ai été envoyé dans un ‘no where’. J’ai dû me débrouiller seul et j’ai finalement trouvé. De retour à l’hôtel c’est à mon tour de m’écraser en écoutant 98,5FM de Montréal.

J’ai bien aimé cette longue balade pour acheter ces quelques bières froides. En circulant presque une heure dans le voisinage, je découvre comment les chiliens utilisent leurs parcs urbains. Ce sont de beaux grands espaces verts et on y fait de tout. On y joue aux cartes entre amis, on y prend une bière, on s’y embrasse en amoureux, on s’y étend pour faire la sieste avant le repas du soir, on y fait de la lecture, on y promène le dernier né en carrosse (et, je dois que le taux de natalité doit bien se porter au Chili, parce que des carrosses, il y en a partout…)…bref, les parcs sont occupés par les chiliens. Ils sont chez eux et tout est propre et calme. Mais comme à Valparaiso…beaucoup de chiens errants ici et là dans
la ville. Alors attention à la crotte, regardez où vous marchez.

La semaine s’achève déjà. Il ne reste qu’un mois à nos vacances et tant de chemin à faire. J’ai des craintes pour réussir à visiter les endroits que nous avions planifiés. Il faudra faire des choix. Bon…on verra….

 

SAMEDI, LE 21 FÉVRIER…il ne nous en reste que 4….snifff… 

Le 21 aujourd’hui…Jakob, notre petit fils a 6 mois. On a bien hâte de voir sa nouvelle frimousse. À cet âge, ça pousse si vite.

 

Ah ! Santiago…quel belle température. Autour de 15oC la nuit, parfait pour dormir et 25 à 30oC le jour…Aujourd’hui, nous visitons cette ville paisible même si s’y balader en auto n’est pas du gâteau. Comme c’est samedi, le trafic est plus molo. Je crois même que nous sommes arrivés, Diane et moi, sur le principal site des vendeurs de souvenirs avant même la moitié de ceux-ci.

 

Il faut que je vous en compte une bonne. Je dois dire en passant que nous apprécions énormément notre chambre d’hôtel. Très vaste, elle donne sur un jardin et c’est d’un calme idéal pour
la nuit. Donc, Diane et moi nous nous dirigeons vers le café pour prendre notre petit déjeuner sur la grande artère, appelée O’Higgins comme dans la majorité des villes chiliennes. Je commande deux grands cafés au lait et je cours acheter quelques croissants à la boulangerie d’à côté. De très bons croissants d’ailleurs. Puis, la serveuse arrive avec deux tasses de lait chaud. Je regarde le contenu très très laiteux et je me dis spontanément ‘je parle mal espagnol mais de la à confondre leche et cafe, y a un bout’.  Je rappelle à la jeune femme que j’ai commandé du café pas du lait chaud…et blanc par surcroît. Elle me passe un petit contenant en métal, elle l’ouvre et me dit ‘Cafe signor’. Merde, du Nescafé en poudre encore et servi dans un  Bar-Cafe. Diane n’en revient pas non plus. Alors, si vous venez au Chili…demander Cafe negro ou expreso…si non on vous sert de l’instantané.

 

On se dirige donc comme je le disais plutôt vers place Santa Lucia où beaucoup de petits commerces ont pignon sur rue et offrent des produits artisanaux. Chemin faisant, on croise un professeur de l’Université du Chili qui amasse des fonds pour les enfants trisomiques. On commence à placoter avec des bouts en français, en espagnol et en anglais. Un gars verbomoteur des plus sympathique. On lui demande quelques conseils sur les meilleurs sites à visiter à Santiago. Là y commence à les indiquer sur notre carte. Alfredo, son prénom, n’était plus arrêtable…un vrai latin, ça nous aurait prit une semaine de plus pour tout voir ce qu’il nous encerclait sur la carte de Santiago.

 

Nous quittons  Alfredo donc et nous nous dirigeons pour par la visite le grand parc San Cristobal en plein centre ville. L’intérêt de ce parc, c’est qu’il abrite le zoo de Santiago et il y a un mont d’une hauteur de 600 mètres où un téléphérique ou un funiculaire, celui-ci vieux de p`rs de 100 ans, vous amène. Au pic de ce mont, un sanctuaire à la vierge est aménagé. Le funiculaire nous y monte et le téléphérique nous ramènera en bas de la montagne dans un autre quartier de la ville où, semble-t-il, les meilleurs restaurants sont. La vue est magnifique car vous voyez la ville sur 360oC et surtout vous pouvez admirer la chaîne de montagnes (Andes) qui entoure Santiago. Nous décidons de dîner au sommet…ERREUR… Comme ça faisait presque de 5 semaines que nous mangeons que du pain aux petits déjeuners, nous décidons de manger l’omelette proposée au menu. Ce n’est  pas trop lourd et il me semble que lorsque je vois un œuf sur une publicité…je suis en manque…Gros prix et bouffe très moyenne.

 

On redescend pour allez visiter un autre quartier plus huppé, celui des restos. Là, je dois dire que l’aménagement est à faire rêver. Les maires du Québec devraient demander au maire de Santiago de leur faire parvenir ses idées ou ses plans d’aménagement paysagé. C’est esthétique, brillant et pratique.

 

Notre découverte de quartier terminée, nous prenons le métro vers la Place d’Armes. Nous passons d’abord par le bâtiment de la Monnaie national, le Centre d’art national et quelques autres édifices majeurs de
la ville. Parlons un peu du métro. Le métro de Santiago, je dis bravo à la ville …propre, propre et propre. Rien d’autre à rajouter.

 

La Place d’Armes est pour nous une autre belle surprise : une place quand c’est bien aménagée, les citoyens en prennent possession et l’habitent. Il y a plein de monde sur cette place. On sent que les parcs de Santiago appartiennent aux chiliens pas aux fonctionnaires de
la ville. Vous y trouvez évidemment tout le tissu social de la ville en plus des nombreux touristes : mendiants, autochtones déchus, handicapés, clochards, etc.  Mais jamais j’ai senti que ces gens dépourvus m’agressaient. Ils sont comme fondus dans le décor. Ça vous prend un peu de monnaie, c’est tout. Puis, il y a tous ces vendeurs légaux ou illégaux, lesquels décampent au moindre signal d’un des leurs les informant que les inspecteurs municipaux circulent sur
la place.  Il de tout : prêcheur de la bible, liseurs du tarot, restos ambulants, cireurs de souliers, chanteurs, peintres, amuseurs. De tout, mais c’est ça qui fait le charme de cette place et jamais on se sent harcelé ou pressé d’acheter leur camelote. La
ville de Montréal devrait sérieusement regarder comment les choses se font ici quand on pense que nous y interdisons de vendre des hot-dogs sur la rue.

 

Que dire des bâtiments…la cathédrale, la Poste centrale…des bijoux d’architecture et le plus moderne tout autour s’intègre vraiment bien dans le tout. Bref…encore ce mot, une très belle place…à voir absolument et y passer que les bonnes heures et y déguster le drink national, le pisco sour.

 

Il est 18 heure…nos jambes sont à bout. Nous passons prendre notre souper à un petit accommodation du coin…vin blanc et poulet chaud cuit sur la braise ou je ne sais quoi et une bonne salade. Je fini mon texte pour le blog…et me prépare mentalement pour les prochaines semaine à traverser l’Argentine d’Ouest en Est mais dans sa partie la plus large et aussi la plus habitée, laquelle fait  plus de 2000km. Ce sera 4 semaines de parcs et milieux naturels car le nord du pays en est mieux pourvu que le sud, du moins en ce qui concerne l’observation des oiseaux.

 

Alors je vous dis à la semaine prochaine et je vous souhaite une fin d’hiver douce et pas trop enneigée….dans la mesure que vous ne gardiez pas cette neige pour notre retour.

 

. Ala semaine prochaine.

Un commentaire pour “5ième semaine texte”


  1. Marta Concha écrit:

    Bievenu au Chili Mr et Mme Boisvenue¡¡¡ Ouff¡ Pas de cafe en graines, seulement Nescafé. Mais, pour moi Ça ete une surprise aussi. Mais je le compense avec l’éxelence de fruits. Une tres bonne description du Chile que vous avez vu. Bon rentrée a l’Argentie. J’aimerais votre commmentaires sur la traversèe de la Cordiller. Une grand bonjour, Aujourdhui ici, ensoleillé, moins catorce degrees. Marta Concha


Laisser un commentaire